production

Favoriser la rencontre entre une population et une équipe de création comportant en son sein un auteur.

En fédérant les énergies et les moyens, elles se doivent d’initier l’association entre les directeurs de structure susceptibles de partager des réalités locales communes. Les thématiques, les sujets traités tentent de s’inspirer de « cette étrange mémoire » de la vie que les gens de nos villes portent avec eux, mémoire nostalgique, souvent douloureuse, mais toujours significative de ce que traverse la société d’aujourd’hui.
Lors du festival, les spectacles issus de ces démarches contribuent à des rencontres entre des spectateurs témoins privilégiés de ces aventures. Ainsi l’auteur, condamné bien souvent à l’expression de sa solitude, peut trouver une concrétisation à sa revendication légitime d’accéder aux moyens de production.

 


PRODUCTION 2018

Le transformiste est une commande à l’écriture des Théâtrales Charles Dullin à Gilles Granouillet, auteur notamment de Abeilles et de Naissances programmés dans l'Édition 2018 du Festival. Ayant exploré avec Naissances la parole de la mère au moment de l’accouchement, Gilles Granouillet a décidé de s’intéresser à la place du père lors de la venue au monde de l’enfant. Pour construire cette fiction, Gilles Granouillet est allé puiser ses modèles au sein de la Maternité des Hôpitaux de Saint-Maurice et d’un Lieu d’Accueil Enfant-Parent de la ville de Champigny-sur-Marne. Au cours de ces résidences d’écriture, il a eu l’occasion de récolter la parole de futurs ou récents papas, tout en s’imprégnant de la vie intense de ces lieux. 


Le transformiste

 de Gilles Granouillet

Un homme rend visite à son médecin pour des problèmes intestinaux. Quoi de plus prosaïque pour plonger dans une histoire qui va nous emmener bien loin de son argument de départ, bien loin d’une anecdotique visite médicale ? Comme une poupée russe qui n’en finit pas de se dévoiler, Camard va changer de peau sous les yeux
du médecin qui le suit pour ramener au centre du jeu sa situation de jeune père. Le transformiste, pièce à suspense, nous emmène non sans humour dans les méandres de l’identité, dans ces zones obscures de la personnalité où le cerveau substitue une illusion à une vérité difficile à supporter



auteur en résidence Gilles Granouillet
mise en scène Gilles Granouillet
avec François Font et Xavier Beja
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production Les Théâtrales Charles Dullin

en coproduction avec la Compagnie Travelling Théâtre
en partenariat avec Le Théâtre des 2 Rives de Charenton-le-Pont
 / Le Service culturel de la ville de Gentilly / Le Théâtre Gérard Philipe de Champigny-sur-Marne
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remerciements à La Maternité des Hôpitaux de Saint-Maurice, au LAEP (Lieu d'accueil Enfants Parents) de la MJC du Bois l'Abbé de Champigny-sur-Marne et à la Médiathèque de Gentilly


 


PRODUCTION 2016

VERTIGES FRAGMENTS

 

de Nasser Djemaï 

Vertiges Fragments est une pièce de théâtre écrite par Nasser Djemaï, à la suite d’une résidence d’auteur opérée récemment dans le département du Val-de-Marne. Dans le cadre de cette résidence, Nasser Djemaï a rencontré des femmes et des hommes, de l’Office des migrants de Champigny-sur-Marne, pour recueillir leur témoignage sur la thématique de la construction identitaire.
Les Théâtrales lui ont proposé d’écrire et de mettre en scène une pièce de théâtre susceptible d’être jouée hors les murs et d’accompagner le grand format Vertiges que l’auteur créera en janvier 2017 à la MC2 de Grenoble. L’objectif principal est d’aller à la rencontre de personnes qui ne se rendent ni souvent, ni facilement dans les établissements culturels.
Il s’agit d’un objet satellite autour de la pièce principale Vertiges, un format court et itinérant qui se veut accessible à tous, pièce ayant pour axe central les questionnements sur la famille, la religion, le travail. Comment renouer les fils de son identité ? Échapper aux banalités et aux délires fantasmatiques – les siens et ceux de la société – sur ces quartiers aujourd’hui paupérisés qui, il y a cinquante ans, étaient encore des lieux d’espoir et d’avenir ?
Des séquences, qui n’ont pu être développées dans Vertiges, apportent un éclairage nouveau par le prisme de deux personnages, la sœur Mina et le frère Hakim, et approfondissent ainsi les enjeux de la pièce. 

 

texte et mise en scène Nasser Djemaï
avec Clémence Azincourt et Issam Rachyq-Ahrad
création lumières Renaud Lagier
création sonore Frédéric Minière
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production des Théâtrales Charles Dullin, édition 2016
en coproduction avec la Compagnie Nasser Djemaï et Le Théâtre Gérard Philipe de Champigny-sur-Marne
remerciements à l’Office Municipale des migrants de Champigny-sur-Marne
les Théâtrales Charles Dullin sont subventionnées par le Conseil départemental du Val-de-Marne et le Conseil régional d’Île-de-France et reçoivent le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Île-de-France et de la SACD
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crédits photos Luc Jennepin 


PRODUCTION 2014

Laisse la jeunesse tranquille est une pièce de théâtre écrite par Côme de Bellescize, à la suite d’une résidence d’auteur opérée dans le département du Val-de-Marne. Dans le cadre de cette résidence, Côme de Bellescize a rencontré des personnes, femmes et hommes, âgées de 18 à 25 ans, pour recueillir leur témoignage sur la thématique “Avoir vingt ans aujourd’hui”. Cette résidence s’est déroulée dans quatre villes du département : Champigny-sur-Marne, Le Kremlin-Bicêtre, Orly et Rungis.

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Laisse la jeunesse tranquille

 de Côme de Bellescize

Où vont-ils ? Que cherchent-ils, ces cinq personnages au seuil de leur vie d’adulte, à peine sortis du cocon de l’enfance ? Ils
partent en quête de quelque chose : vers quoi marchent-ils ? Que désirent-ils ? Savent-ils déjà ce qui les attend? Opposant au monde leurs rêves de changement, de justice, de beauté, ils découvriront leurs propres défaillances. Laisse la jeunesse tranquille est un récit choral, inspiré par une série d’entretiens réalisés auprès de jeunes de 18 à 25 ans dans quatre villes du Val-de-Marne : Champigny-sur-Marne, Le Kremlin-Bicêtre, Orly et Rungis. Dans ce texte, Côme de Bellescize tente de saisir ce phénomène de mutation qui, lorsqu’on bascule dans la réalité du monde adulte, suscite un état de fébrilité intense, d’excitation et de terreur mêlées. Deux univers cohabitent, l’un imaginaire encore baigné d’enfance et l’autre réel empreint de l’abrupte réalité adulte. Il s’agit d’un passage : celui du rêve au réel, celui d’une certaine forme d’idéalisme au règne de la stratégie et à un a priori nécessaire pragmatisme, celui de soi-même à ses propres limites. Cette partition pour six comédiens, narre le parcours de cinq figures traversant cette période d’éveil, au milieu d’une multiplicité de personnages réels ou virtuels. C’est un récit d’apprentissage contemporain, un récit d’initiation dans un monde en mutation.



auteur en résidence Côme De Bellescize
mise en scène Lena Paugam
compagnie Lyncéus Théâtre
avec : Anthony Audoux, Fernanda Barth, Sébastien Depommier, Alex Fondja, Charlotte Van Bervesselès, Benjamin Wangermée
création lumière et Régie générale Jennifer Montesantos et François Luberne
scénographie Lorine Baron et Jimme Cloo
création sonore Lucas Lelièvre
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co-production Les Théâtrales Charles Dullin / la Compagnie Lyncéus Théâtre et le Théâtre du Fracas
en partenariat avec L’ECAM (Théâtre du Kremlin-Bicêtre)
/ Centre Culturel Aragon Triolet (Théâtre d’Orly) / Le Théâtre de Rungis / Théâtre Gérard Philipe (Théâtre de Champigny)
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avec le soutien de Conseil général des Côtes d’Armor / du Jeune Théâtre National / et du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique / Les Théâtrales Charles Dullin / la DRAC Bretagne
remerciements au Point Rencontre Information Jeunesse du Bois-L’Abbé de Champigny-sur-Marne, à l’école EPITA du Kremlin-Bicêtre, au Point Relai Information Jeunesse de la ville d’Orly et à l’Espace “18-25 ans” de la ville de Rungis.
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crédits photos kotangens - iStockPhoto`

 


PRODUCTION 2012

La brume du soir et Nager, cueillir sont deux pièces courtes écrites respectivement par Pierre-Yves Chapalain et Gilles Granouillet, à la suite de deux résidences d’auteur opérées dans le département du Val-de-Marne. L’un comme l’autre ont eu comme consigne de se laisser porter par leur lieu de résidence, en prenant différentes notes sur le territoire traversé : impressions, ambiances, animations, personnages, bribes de conversation. Ils y ont rencontré des personnes susceptibles de témoigner d’histoires en relation avec l’endroit ou le milieu. Gilles Granouillet s’est inspiré des personnes vivant et travaillant au bord de la Marne, Pierre-Yves Chapalain d’habitants en situation d’exil, géographique ou social. Deux entités humaines liées par la thématique du voyage, ce parcours à la fois physique et intime.


La brume du soir

 de Pierre-Yves Chapalain

Exilé d’un pays lointain, Monsieur Alexandra est le patron d’une guinguette où il organise des bals et des attractions foraines pour attirer les clients. Sa fille Mathilde tombe amoureuse d’un homme, porteur de secrets, qui va venir bouleverser leur vie. Une menace, liée au passé de Monsieur Alexandra, commence à planer sur l’existence du père et de sa fille…
Pierre-Yves Chapalain a écrit La Brume du soir à la suite d’une résidence dans le Val-de-Marne, en s’inspirant de la géographie et de l’atmosphère de ce territoire singulier. Les cabanons pauvres érigés par les exilés en provenance des pays de l’Est ont peu à peu recouvert l’image enjouée des cabarets. La Marne déroule désormais son lacet sinueux dans un environnement inquiétant. La Brume du soir déploie ainsi son univers entre polar et conte fantastique, portée par l’écriture poétique et rêveuse de Pierre-Yves Chapalain. L’auteur, qui nourrit un goût certain pour l’étrange, fabrique des mondes mystérieux où les situations quotidiennes, concrètes, sont traversées par des réminiscences refoulées et des forces obscures.

 



auteur en résidence et mise en scène Pierre-Yves Chapalain
avec Eric Challier, Antek Kemm, Kahéna Saïghi
Compagnie Le temps qu’il faut
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co-production Les Théâtrales Charles Dullin / Le Théâtre de l’Aquarium / et la Compagnie Le Temps qu’il faut
en partenariat avec Les Théâtres – Communauté de Communes Charenton – Saint Maurice / La Grange Dîmière – Théâtre de Fresnes / et Le Théâtre de Rungis
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remerciements au Théâtre de Cachan – Jacques Carat / au Service culturel de Gentilly / à l’association ACER d’Orly / au Centre social Les Portes du Midi de Vitry-sur-Seine / au Centre social du quartier le Bois l’Abbé de Champigny-sur-Marne
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crédits photos Hervé Bellamy

 

Nager, ceuillir

 de Gilles Granouillet

Un homme remonte la Marne. Il va annoncer la mort de sa sœur à ses parents. Le temps de ce trajet entre Paris et Nogent, c’est celui du retour. Retour vers l’enfance, remémoration d’un souvenir pré- cis, presque banal, mais qui aura créé une fissure dans cette fratrie. Fissure qui n’aura cessé de croître jusqu’à ce que l’un et l’autre prennent des chemins de vie bien différents, jusqu’à ce que tout les oppose, jusqu’à aujourd’hui. À l’autre bout de la rivière, près de sa source, une dame découvre à la télé le corps de cette jeune femme abandonné entre deux CRS. Elle décide de se rendre sur les lieux du drame pour lui rendre hommage.



auteur en résidence Gilles Granouillet
Mise en scène François Rancillac
Théâtre de l’Aquarium
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co-production Les Théâtrales Charles Dullin / Le Théâtre de l’Aquarium / et la Compagnie Le Temps qu’il faut
en partenariat avec Les Théâtres – Communauté de Communes Charenton – Saint Maurice / La Grange Dîmière – Théâtre de Fresnes / et Le Théâtre de Rungis
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remerciements au Théâtre de Cachan – Jacques Carat / au Service culturel de Gentilly / à l’association ACER d’Orly / au Centre social Les Portes du Midi de Vitry-sur-Seine / au Centre social du quartier le Bois l’Abbé de Champigny-sur-Marne

 


PRODUCTION 2010

Métropolis et Jean le Fort sont deux pièces courtes écrites et mises en espace respectivement par Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et Carole Thibaut, à la suite de deux résidences d’auteurs dans le département du Val-de-Marne. La première s’est déroulée dans un night-club surplombant l’autoroute A 106, la seconde aux Halles de Rungis. Deux sociétés, celles du loisir et du travail, deux univers nocturnes, deux mondes parallèles désenchantés, deux générations face à face…


Métropolis 

de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre

« Métropolis » c’est l’histoire d’une nuit. Une nuit où une jeune femme et un jeune homme ont décidé chacun de leurs cotés et pour des raisons différentes d’aller danser au Métropolis.
De la piste de danse aux toilettes de l’étage zouk, du parking jusqu’au quai du RER à l’aube, de la zone fumeur au carré VIP, ils vont se croiser, se connaître, se reconnaître, se rater, se trahir et peut-être même s’aimer.
Histoire éternelle d’un amour contrarié mais qui devient singulier à l’ère du numérique et du virtuel, de l’identité nationale et d’une société de plus en plus coercitive… Comment se rencontre-t-on à l’ère du téléphone portable et de facebook ? Deux héros, puisque tout est fait dans cette discothèque pour que personne ne se regarde, ne se parle, ne se touche : Fumer tue ! baiser tue ! manger tue !
Road movie théâtral où les figures mythiques du videur-physionomiste, de la dame pipi érotomane ou du copain-qui-n’arrivera-jamais retarderont le moment où les amoureux se regarderont enfin au fond des yeux alors que le soleil se lève sur la zone commerciale….



auteur en résidence  et mise en scène Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre
avec Vincent Debost, Yohan Manca, Raphaëlle Misrahi
scénographie et décor Pascal Crosnier
lumières Didier Brun
photographie Élodie Ratzimbazafy
Régie Jonathan Climent-Sarrion
Régie son Corvo Lepesant-Lamari
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compagnie Théâtre Irruptionnel
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production Les Théâtrales Charles Dullin
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remerciements à la compagnie Gilles Pajon / au Théâtre Nanterre - Amandiers / à Jean-Pierre Druel / à Emmanuel Briand / à Philippe Binard / à Séverine Béretti / à Julie Recoing / à Sébastien Combestot / à Luc Chareyron / et à Lisa Pajon
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crédits photos Nicolas Delbart


Jean le Fort 

de Carole Thibaut

Jean c’est un ancien fort des halles comme on disait alors. Ça lui est resté ce nom. « Il prenait un quartier de bœuf. Allez hop. Entier. Sur l’épaule. On n’en voit plus des comme ça maintenant. Maintenant à la viande c’est comme partout. C’est tout coupé ». Reconverti dans les fruits et légumes, il a suivi le marché des halles de Paris aux entrepôts de Rungis. Quarante-neuf ans de marché. Et puis voilà que tout a basculé. Peut-être à cause d’une nénette comme il dit. Marie, une des anciennes copines des halles qu’aurait mal tourné. Peut-être à cause de sa femme, Marguerite, qui en aurait eu marre de l’attendre depuis quarante-neuf ans au fond de leur lit. Peut-être à cause des contrôles, des règlements, de la traçabilité, de toutes ces choses d’aujourd’hui qui ont fini par l’étouffer peu à peu, Jean, et le marché avec. Ce qui est sûr c’est que Jean a basculé, un matin. Et toute sa vie avec. Et que ce ne fut pas beau à voir. 
 



auteur en résidence  et mise en scène Carole Thibaut
avec Simon Bakhouche, Maryline Even, Claire Mirande
lumières Didier Brun
Décor Claude Plet
Régie Jonathan Climent-Sarrion 
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compagnie Sambre
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remerciements à Yves Cohen pour le coup de main et à toutes celles et ceux rencontrés au marché de Rungis.


PRODUCTION 2008


Étrange étranger 

de Oladipo Agboluaje, Aziz Chouaki,
Mohamed Kacimi et Anne-Marie Kraemer

L’étranger en tant qu’autre, différent de soi. L’étranger en tant qu’étrange à soi. Mais aussi l’étranger en nous-mêmes… Dans quatre villes du Val-de-Marne, des habitants ont rencontré quatre auteurs : Oladipo Agboluaje, Aziz Chouaki, Mohamed Kacimi et Anne-Marie Kraemer. Il s’agissait pour le témoin de lui relater une histoire en rapport avec cette thématique : fait-divers personnel ou rencontré dans les médias, épisode emblématique vu à l’écran ou lu dans un livre, en somme chronique réelle ou chronique du réel. La mission de chaque écrivain public résidait dans la rédaction d’une lettre intime ou ouverte, adressée fantasmatiquement à cet étranger.
Dans un second temps, ces quatre auteurs ont écrit, chacun, avec à la fois la liberté que demande la transposition et la fidélité que réclame le respect de cette parole recueillie, une pièce courte d’une durée de vingt minutes. Le moment de cette écriture s’est inscrit dans un temps extrêmement proche de celui du recueil de la parole afin que la précision du souvenir issu de ces rencontres puisse jouer un rôle dynamisant dans l’édification de ces oeuvres.
Dans un troisième temps, deux metteurs en scène, choisis parmi ceux ayant participé aux biennales précédentes, Bruno Geslin (Mes Jambes, si vous saviez…) et Adel Hakim (Iq et Ox), se sont emparés de ces textes afin de les mettre en espace.



auteurs en résidence Oladipo Agboluaje, Aziz Chouaki, Mohamed Kacimi et Anne-Marie Kraemer
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LE MIROIR
texte Aziz Chouaki
mise en espace Adel Hakim
avec Maryse Aubert, Jean-Charles Delaume
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COMBUSTION LENTE
texte Anne-Marie Kraemer
mise en espace Bruno Geslin
avec Rodolfo de Souza, Lila Redouane
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LA SALLE D'ATTENTE
texte Mohamed Kacimi
mise en espace Adel Hakim
avec Maryse Aubert, Jean-Charles Delaume
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KNOCK KNOCK (Des coups à la porte)
Texte Oladipo Agboluaje
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Blandine Pélissier
Mise en espace Bruno Geslin
Avec Rodolfo de Souza, Lila Redouane
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accessoires et costumes Perrine Leclere-Bailly 
création lumières Serge Derouault

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production Les Théâtrales Charles Dullin
avec le soutien du British Council

 


PRODUCTION 2006

 


Les écritures publiques 

de René Bizac, Eric Herbette,
Murielle Magellan et Stéphanie Marchais

Quatre auteurs - René Bizac, Eric Herbette, Murielle Magellan et Stéphanie Marchais -, issus des éditions 2004 et 2006 des Théâtrales Charles Dullin, sont mis en résidence dans des endroits symboliques choisis dans le périmètre départemental, lieux publics repérés par les populations (centres sociaux, centres sportifs, centres administratifs, centres commerciaux, lignes de transport, jardins ouvriers, maisons de retraite, maisons de quartier, réseaux d'habitants, etc.). Ces auteurs d'art dramatique ont pour mission d'opérer un relevé exhaustif de la parole des habitants, sous forme de lettres adressées à des personnes mortes ou vivantes, célèbres ou inconnues, à la manière des écrivains publics d'autrefois. Puis ils écrivent, chacun, avec à la fois la liberté que demande la transposition et la fidélité que réclame le respect de la parole recueillie, une pièce courte d'une durée de vingt minutes. Le temps de l'écriture s'inscrit dans un temps extrêmement proche de celui du recueil de la parole afin que la précision du souvenir, des impressions et des émotions issues de ces rencontres puisse jouer un rôle dynamisant dans l'édification des oeuvres. 

Ces quatre formes courtes sont mises en espace par deux metteurs en scène - Carole Drouelle et William Mesguich - remarqués lors de la biennale 2004, avec l'apport de quatre comédiens. 



auteurs en résidence René Bizac, Eric Herbette, Murielle Magellan et Stéphanie Marchais
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UN PETIT CAILLOU
texte René Bizac 
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UN CŒUR SUR MA POITRINE
texte Eric Herbette 
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L’ANNONCE
texte Murielle Magellan 
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DES FANFARES DANS LA TÊTE
Texte Stéphanie Marchais 
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mises en espace Carole Drouelle
avec Dominique Birien, Michel Cochet
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mises en espace William Mesguich
avec Laurent Prévot, Catherine Tartarin  
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régisseur lumière Jean-Pierre Michel

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production Les Théâtrales Charles Dullin