programmation
STÜCK PLASTIK, UNE PIÈCE EN PLASTIQUE de Marius von Mayenburg 

Un couple petit-bourgeois est proche de l’implosion. Les deux époux, Michael et Ulrike, sont pressurisés conjointement par leur travail, par l’entrée précoce de leur fi ls dans la puberté, par le patron d’Ulrike, un artiste conceptuel très en vogue qui interfère sans cesse dans leur idylle domestique. Ils décident alors d’employer Jessica, aide-ménagère, qui très
vite s’avère indispensable à toute la famille. Mais ils doivent rapidement faire face à un terrible dilemme : jusqu’où peuventils sympathiser avec la jeune femme, quelle implication lui demander, comment se comporter en employeur alors qu’ils ont toute leur vie défendu les droits des salariés ? La question devient particulièrement pressante lorsque le patron d’Ulrike souhaite engager Jessica pour une de ses installations performatives : elle ferait son travail habituel, nettoyer les déchets des autres, mais sous le regard du public... Un flirt avec l’humiliation, mais au nom de l’art, n’est-ce pas ?
À travers cette nouvelle satire, Marius von Mayenburg fustige la culpabilité judéo-chrétienne et dynamite le vernis des valeurs de la gauche intellectuelle bien-pensante qui ne parvient pas à combler le gouffre entre les convictions et les actes. Il interroge notre responsabilité morale dans la gestion d’un monde gangrené par l’apparence et le consumérisme.

 

durée 1h40

lundi 5, mardi 6, vendredi 9, lundi 12 , mardi 13, vendredi 16 nov. 20h
jeudi 8 et jeudi 15 nov. 19h samedi 10 nov. 18h et dimanche 11 nov. 16h
avec Pass Théâtrales 13€
Théâtre des Quartiers d’Ivry
Manufacture des Oeillets – 01 43 90 11 11
1 place Pierre Gosnat – 94200 Ivry-sur-Seine

MÉTRO 7 Mairie d'Ivry + 7 min. à pied
RER C Ivry-sur-Seine + 10 min. à pied
BUS 125, 132, 182 ou 323 

jeudi 29 et vendredi 30 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 10€
Le Théâtre de Rungis – 01 45 60 79 00
1 place du Général de Gaulle – 94150 Rungis

TRAMWAY 7 Saarinen + 5 min. à pied
RER C Rungis-la-Fraternelle + 15 min. à pied

jeudi 13, vendredi 14, samedi 15, jeudi 20,
vendredi 21 et samedi 22 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Théâtre-Studio – 01 45 60 79 00
16 rue Marcelin Berthelot – 94140 Alfortville

MÉTRO 8 École Vétérinaire + 10 min. à pied ou bus 103
BUS 103, 125, 325 et 24

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mise en scène Maïa Sandoztraduction Mathilde Sobottkeavec Serge Biavan, Maxime Coggio, Paul Moulin, Maïa Sandoz et Aurélie Verilloncollaboration à la mise en scène Élisa Bourreau et Gilles Nicolascréation son Christophe Danvincréation lumières Julie Bardinscénographie Catherine Cosmecollaboration artistique Paul Moulin et Guillaume Moitessier / production Théâtre de L’Argumentavec l’aide à la production d’ARTCENAavec l’aide à la création de la DRAC Île-de-France / coproduction Le Théâtre de Rungis / MC2 Grenoble / Le Théâtre des Quartiers d’Ivry – Centre dramatique national du Val-de-Marne / Les Théâtrales Charles Dullin / © www.arche-editeur.com / L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte / crédits photos KatarzynaBialasiewicz — iStockPhoto

 
OBSESSION(S) de Soeuf Elbadawi

À des milliers de kilomètres de l’Europe et de ses morts en mer, un archipel se trouve être depuis plus de vingt ans le théâtre d’un drame comparable passé sous silence : les Comores. Trois de ces quatre îles posées en plein océan Indien ont acquis une forme d’indépendance ; la dernière, Mayotte, reste, malgré une vingtaine de résolutions aux Nations Unies, sous le giron français. Depuis 1995 et l’introduction du “visa Balladur” interdisant aux habitants des autres îles de rallier librement Mayotte, des embarcations traquées par la police des frontières sombrent dans les lagons turquoise des Comores. Soeuf Elbadawi connaît cette triste réalité puisqu’il est né là-bas et y travaille.
Avec Obsession(s), il tente d’interroger une histoire trop souvent tronquée et incomplète. Pour cela, il fait appel à plusieurs disciplines : théâtre d’objet, musique, conte poétique. D’autres imaginaires : un choeur soufi , un conteur martiniquais et des complicités québécoises. Il peut alors convoquer le fou, le narrateur, le témoin, l’artiste pour une rencontre sous-marine avec le coelacanthe, un très vieux poisson à qui on ne la raconte plus et qui a vu l’homme arriver… Avec eux, il ira fustiger les “assassins d’aube”, mettre à nu la part de l’ombre, recréer un récit historique partagé, et en appeler à une autre lecture de l’histoire, de son monde, de notre monde.

 

durée 2h

jeudi 8, vendredi 9, lundi 12, jeudi 15, vendredi 16 nov. 20h
avec Pass Théâtrales 10 €
Théâtre Antoine Vitez – 01 46 70 21 55
1 rue Simon Dereure – 94200 Ivry-sur-Seine

MÉTRO 7 Mairie d’Ivry + 3 min. à pied
RER C Ivry-sur-Seine + 10 min. à pied
BUS 125, 182, 323 ou 132

mercredi 5, jeudi 6, vendredi 7, samedi 8 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Théâtre-Studio – 01 43 76 86 56
16 rue Marcelin Berthelot – 94140 Alfortville

MÉTRO 8 École Vétérinaire + 10 min. à pied ou BUS 103
BUS 103, 125, 325 et 24

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mise en scène Soeuf Elbadawi / avec André “Dédé” Duguet, Leïla Gaudin, Francis Monty, Soeuf Elbadawi et le choeur soufi Lyaman / conseil dramaturgique Paul Lefebvre / conception théâtre d’objets et manipulation Francis Monty / création lumière et régie générale Matthieu Bassahon / scénographie Julie Vallée Léger en complicité avec Margot Clavières / production O Mcezo* - Washko Ink. - BillKiss* / coproduction Théâtre Antoine Vitez d’Ivry-sur-Seine, Le Tarmac – La scène internationale francophone / avec le soutien en France du Théâtre-Studio d’Alfortville, de la Chartreuse Villeneuve lez Avignon centre national des écritures du spectacle, de Anis Gras – le lieu de l’autre à Arcueil, de la Commission Internationale du Théâtre Francophone (exploration), du ministère de la Culture – DRAC Île-de-France, de la Région Île-De-France, du Département du Val de Marne / au Québec du Théâtre de la Pire Espèce à Montréal crédits photos S. Elbadawi I. Fonds W. I. 

 
ABEILLES de Gilles Granouillet

Dans la campagne française, une famille modeste fête les quinze ans de la petite dernière. L’ambiance n’est pas au beau fixe : depuis une violente querelle, au bord d’une falaise, entre le père et le fi ls, ce dernier n’a pas réapparu… Cette absence mystérieuse va progressivement déstabiliser l’équilibre précaire du cercle familial. Des tensions et non-dits remontent à la surface : le chômage du père, l’accession du fils à un statut social supérieur à celui de ses parents, une fi lle adolescente connectée mais éprouvant des diffi cultés à communiquer au sein de la sphère familiale…
Avec son écriture simple, brute, épurée, Gilles Granouillet expose les relations parent-enfant au sein d’un microcosme aussi banal que complexe. Son écriture précise s’attache surtout à cerner l’incompréhension que provoquent les chocs générationnels. Chaque membre de cette famille tente de trouver sa place, au fil d’une remise en question souvent douloureuse. La mise en scène de Magali Léris prend le parti du minimalisme, et orchestre le déséquilibre de cette sphère intime par un subtil jeu de lumières et de sons.

 

durée 1h15

jeudi 8, vendredi 9 et samedi 10 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Théâtre Jacques Carat – 01 45 47 72 41
21 avenue Louis Georgeon – 94230 Cachan

RER B Arcueil-Cachan + 10 min. à pied
BUS V1, 162 et 187 

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mise en scène Magali Léris / avec Nanou Garcia, Eric Petitjean, Carole Maurice et Paul-Frédéric Manolis / production Aux Arts Etc... / coproduction Théâtre Jacques Carat de Cachan, Théâtre André Malraux de Chevilly- Larue, Centre Culturel de La Norville / avec le soutien du département du Val-de-Marne / crédits photos shaunl — iStockPhoto

 
L'APPRENTI de Daniel Keene

Julien souffre de l’absence de son père. Du haut de ses treize ans, il part en quête d’un parent de substitution qui pourrait enfin le comprendre. Par la fenêtre de sa chambre, l’adolescent observe aux jumelles les candidats potentiels. Pascal, un régulier du café d’en face, adepte de mots croisés, attire son attention. Au fil des rendez-vous qui ponctuent une année, d’un mois d’avril à l’autre, l’interaction d’abord intrusive devient sincère et respectueuse, et l’homme et l’adolescent construisent peu à peu une amitié solide autour de la demande impossible d’un père idéal, cette demande interdite toujours contournée.
Sous une apparente simplicité, le texte de Daniel Keene déroule en finesse l’histoire de deux personnages ordinaires sublimés par leur rencontre. Sur une scène plongée dans un clair-obscur, leurs ombres s’allongent, portant parfois l’emphase sur leur proximité, parfois sur le vide sidéral qui les sépare. Placé au plus près des comédiens à même le plateau, le spectateur devient tour à tour client de café ou promeneur du dimanche. Il assiste surtout, en tant que témoin, aux évolutions de cette intimité émotionnelle et physique, pleine de tendresse inattendue.

 

durée 1h

SCOLAIRE : jeudi 8 nov. 10h30 et 14h30 et vendredi 9 nov. 10h30
TOUT PUBLIC : vendredi 9 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 8 €
Centre Culturel Aragon-Triolet – 01 48 90 24 24
1 place Gaston Viens – 94310 Orly

RER C Orly-Ville + 10 min. à pied
BUS 3, 183

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traduction Séverine Magois / éditions Théâtrales Jeunesse / mise en scène Laurent Crovella avec Xavier Boulanger et Gaspard Liberelle / scénographie Gérard Puelconstruction Olivier Benoît et Bettinger Métallerie / apprenti constructeur Jordan Zehringercréation son Grégoire Harrer création lumières Thierry Gontier costumes Blandine Gustin / production Les Méridiens / Comédie de l’Est — Centre dramatique national d’Alsace / La Cie Les Méridiens est associée à la Comédie de l’Est — Centre dramatique national d’Alsace / La Cie Les Méridiens est conventionnée par le ministère de la Culture — DRAC-Alsace, la Région Grand Est et la Ville de Strasbourg / avec le soutien du Conseil départemental du Bas-Rhin / crédits photos André Muller

 

 
POURQUOI LES RICHES de Stéphane Gornikowski

Pour sa seconde création librement adaptée de “Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?”, de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, analysant les mécanismes de domination sociale, la compagnie Vaguement compétitifs prend le pari d’introduire auprès des plus jeunes le politique au théâtre.
C’est l’histoire de Castore, adolescente qui part à la découverte du système économique d’aujourd’hui. Au sein de la “réunion annuelle des jeunes méritants”, elle est tirée au sort pour passer une semaine avec Puissance, personnification en costume bleu du pouvoir politique. Dans cette aventure qui l’emmène à travers foire économique mondiale et dîner select, elle ouvre les yeux sur le monde des riches et, les oreilles grandes ouvertes et l’esprit critique sous le bras, la jeune femme se révolte peu à peu contre cette société de privilèges et de disparités sociales. Ce théâtre, à la fois engagé et poétique, mêle la fantaisie de la fiction au réalisme des matériaux-vidéo. Son humour grinçant et décalé joue avec les échelles et les renversements pour dénoncer un monde hautement inégalitaire.

 

durée 1h

SCOLAIRE : vendredi 9 nov. 14h30
TOUT PUBLIC : vendredi 9 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 3,50 €

Théâtre André Malraux – 01 41 80 69 69
102 avenue du Général de Gaulle – 94550 Chevilly-Larue

RER B La Croix de Berny + TVM
MÉTRO 7 Porte d’Italie + BUS 131

TOUT PUBLIC : dimanche 18 nov. 16h
avec Pass Théâtrales 7 €
SCOLAIRE : lundi 19 nov. 10h et 14h30

Théâtre Jean Vilar – 01 55 53 10 60
1 place Jean Vilar – 94400 Vitry-sur-Seine
RER C Vitry-sur-Seine + BUS 180

MÉTRO 7 Porte de Choisy + BUS 183
MÉTRO 7 Villejuif - Louis Aragon + BUS 180
MÉTRO 8 Liberté + BUS 180

SCOLAIRE : jeudi 22 nov. et vendredi 23 nov. 14h30
TOUT PUBLIC : jeudi 22 et vendredi 23 nov. 20h samedi 24 nov. 17h
avec Pass Théâtrales 10 €
Théâtre Antoine Vitez – 01 46 70 21 55
1 rue Simon Dereure – 94200 Ivry-sur-Seine 
MÉTRO 7 Mairie d’Ivry + 3 min. à pied

RER C Ivry-sur-Seine + 10 min. à pied
BUS 125, 182, 323 ou 132

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librement inspiré de " Pourquoi les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? " de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, illustré par Étienne Lécroart, publié aux éditions la ville brûle / écriture et conception Stéphane Gornikowski / mise en scène Etienne Gaudillère / avec Lyly Chartiez-Mignauw, Grégory Cinus et François Lewyllie / collaboration artistique Laurent Hatat / création vidéo Arnaud Boulogne / scénographie Arnaud Chevalier / régie générale Richard Guyot / production Vaguement Compétitifs / coproduction Le Bateau Feu – Scène nationale Dunkerque, M.A.C de Sallaumines, Espace Culturel La Gare – Ville de Méricourt, Réseau coopératif de production jeune public en Île-de-France : Théâtre Dunois, Théâtre Chevilly-Larue André Malraux, Festival théâtral du Val d’Oise, Théâtre d’Ivry – Antoine Vitez, Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine, Théâtre de Châtillon / avec le soutien de la Drac Île-de-France, de la Région Hauts-de-France, de la Communauté d’agglomération Béthune-Bruay – Artois-Lys Romane, du Département du Pas-de-Calais, du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET), des maisons folie Moulins et Wazemmes – Ville de Lille, du Théâtre Le Hublot à Colombes, de l’Espace Culturel Nelson Mandela à la Chapelle d’Armentières, du Théâtre Massenet de Lille / crédits photos Ivan Guilbert

 
J'AI TROP PEUR de David Lescot

C’est une plongée dans la tête d’un gamin de dix ans, hanté par sa prochaine rentrée des classes en sixième. L’heure fatidique va bientôt sonner. Même les vacances en Bretagne ne parviennent pas à l’arracher à l’angoisse qui le tenaille. Trop de choses l’agacent : sa toute petite sœur au babillage incompréhensible, ses amis de plage qui ne voient pas l’été passer à toute vitesse... Sa rencontre avec Francis, un “grand” de quatorze ans, va davantage noircir le tableau. Maniant les superlatifs à profusion, l’adolescent décrit avec force une apocalypse scolaire : les terribles brutes de troisième, la cantine où on se fait tout piquer, la peur de paraître ridicule, les rackets et les pendaisons au porte-manteau. C’est pire encore que ce qu’il imaginait.
J’ai trop peur est l’histoire d’une mutation si rapide qu’elle se révèle incompréhensible et insoutenable. David Lescot y travaille au corps le langage et confère ainsi une identité propre à chacun de ses personnages : les mouettes, le gars de quatrième qui a tout vu tout compris, les copains de bord de mer. Bambin, enfant, adolescent, c’est à travers une façon de s’exprimer toute une évolution humaine et psychologique qui transparaît. Le rythme de cette langue multiple nourrit ce passage initiatique et finalement salutaire, bordé d’humour et de nostalgie.

 

durée 45 min.

SCOLAIRE : lundi 12 nov. 14h mardi 13 nov. 10h et 14h
Espace Culturel André Malraux – 01 49 60 69 42
2 place Victor Hugo 94270 – Le Kremlin-Bicêtre 
MÉTRO 7 Kremlin-Bicêtre + 5 min. à pied
BUS 47, 131, 185 ou 323


SCOLAIRE : jeudi 15 nov. 10h et 14h30 vendredi 16 nov. 10h et 14h30
Maison des Arts – 01 45 13 19 19
place Salvador Allende – 94000 Créteil
MÉTRO 8 Créteil - Préfecture + 5 min. à pied

TOUT PUBLIC : dimanche 18 nov. 16h
avec Pass Théâtrales 8 €
SCOLAIRE : lundi 19 nov. 10h et 14h30
Nouvel Espace Culturel Charentonneau – 01 58 73 43 03
107 avenue Gambetta – 94700 Maisons-Alfort 
MÉTRO 8 Maisons-Alfort stade + 7 min à pied
BUS 107, 217 ou 372


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mise en scène David Lescot / avec Charlotte Corman, Théodora Marcadé, Camille Roy et Lyn Thibault (en alternance) / scénographie François Gautier Lafaye / lumières Romain Thévenon / assistante à la mise en scène et administration Véronique Felenbok / production Théâtre de la ville – Paris, Compagnie du Kaïros / la Cie du Kaïros est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Île-de-France / le texte de la pièce est publié aux Éditions Actes sud-papiers, collection “Heyoka jeunesse” / crédits photos Christophe Raynaud de Lage

 
LA MAISON DU GRAND-PÈRE, OÙ EST-IL ? de Colette Garrigan

C’est une grande pendule ancienne qui rythme cette évocation de l’enfance. Elle est le coeur de la maison du grand-père, dans le cottage de Reepham en plein Norfolk-Angleterre. De cette grand father clock, s’exhale l’odeur du pain grillé, s’extirpe une corde à linge sur laquelle surgiront en équilibre la marionnette frêle du vieil homme et son linge étendu devenant peu à peu livre d’images projetées comme dans les lanternes magiques. Plus tard, ce sera le jardin de la bâtisse qui sortira du ventre de cette égreneuse des années qui passent. En fait, toute une maison en miniature que la mémoire a préservée des ravages du temps… Ces métamorphoses profondes et lumineuses accompagnent le souvenir tendre et précieux d’une figure familiale qui a marqué de son empreinte la petite fille de cinq ans qu’était la metteure en scène, Colette Garrigan. Sur la scène habitée par les ombres chinoises des animaux qui, à la fois, peuplent cette campagne anglaise et les tableaux de Chagall pétris de références savantes et de naïveté enfantine, la “mise en sens” évoque une multitude de petits détails ordinaires, comme le bruit des pas sur le gravier, l’odeur des pommes, la fraîcheur de la rivière. Au fil de la vie, ces choses simples se sont érigées en repères et ont construit la femme qu’elle est aujourd’hui, et l’artiste aussi. Cette singulière recherche d’un temps à retrouver est ce qui fonde aussi singulièrement notre nature humaine.

 

durée 45 min.

SCOLAIRE : vendredi 16 nov. 9h, 10h30 et 14h
TOUT PUBLIC : samedi 17 nov. 18h
avec Pass Théâtrales 9 €

ATELIER Parents-enfants : samedi 17 nov. 15h30
réservation obligatoire au 01 48 84 40 53

Grange dîmière - Théâtre de Fresnes – 01 49 84 56 91
Ferme de Cottinville
41 rue Maurice Ténine – 94260 Fresnes

RER B Croix de Berny + TVM
RER B Antony + BUS 286 ou 396
MÉTRO 4 Porte d’Orléans + BUS 187


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écriture et mise en scène Colette Garrigan / avec Colette Garrigan et Laura Muller / musique originale Nicolas Tritschler / univers sonore Antoine Quoniam / création lumière Jérôme Houles et Sébastien Madeleine / création ombres et lumières Colette Garrigan et Olivier Bourguignon / décors Sylvain Diamand et Antoine Valente / marionnettes Colette GarriganColine Esnault et Laura Muller / écrans “Vitraux” Emmanuelle Erhart 
/ production Cie Akselere / coproduction Espace Jean Vilar à Ifs / bOing! Festival – Gulbenkian – Canterbury, Kent – Angleterre / soutien à la création Scène nationale 61, la Halle aux Grains de Bayeux et l’EPSM de Caen / La Cie Akselere est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Normandie, la Région Normandie, la Ville de Caen et reçoit le soutien du Conseil départemental du Calvados et de l’ODIA / crédits photos Marine Drouard

 
LE TEMPS DES H+MMES de Nicolas Giret-Famin

L’histoire se passe dans un futur proche, où l’augmentation des capacités humaines par la technologie est devenue la norme. Pierre fait partie d’une famille transhumaniste. Dans son monde, pas si éloigné du nôtre, les humains sont “augmentés” dans le dessein de repousser leurs limites physiques et psychologiques. Pourtant, il a l’intuition que quelque chose manque. Pourquoi se sent-il étranger parmi ses proches, pourquoi est-il si nostalgique du temps d’avant l’augmentation ?
Le Temps des h+mmes est un thriller psychologique, une pièce d’anticipation. N’hésitant pas à reprendre les codes du mélodrame, le metteur en scène, Nicolas Giret-Famin, s’inspire du film de Pasolini : Théorème. Avec les mêmes archétypes de personnages bourgeois et kitchs, il raconte un cercle familial bousculé par un inconnu, qui incite les différents membres perclus d’ajouts technologiques à retrouver leur personnalité originelle. Mais, dans le fond, pourquoi ces corps envahis par la technologie ? Pourquoi développer cette thématique encore “science-fictionnelle”, et donc a priori lointaine, du transhumanisme ? C’est qu’en fait d’autres questions sous-jacentes, plus prégnantes sans doute, comme celle de l’origine et de son corollaire, l’identité, comme celle de la dépersonnalisation, traversent avec pertinence ce premier projet de compagnie.

 

durée 1h30

vendredi 16, mardi 20, mercredi 21, jeudi 22, vendredi 23 nov. 20h30
samedi 17, lundi 19, samedi 24 nov. 19h
avec Pass Théâtrales 12 €

Théâtre Romain Rolland – 01 49 58 17 00
Scène Églantine (à 50 m du Théâtre, au 1er étage de la médiathèque)
18 rue Eugène Varlin – 94800 Villejuif
MÉTRO 7 Villejuif – Paul Vaillant-Couturier + 7 min. à pied
BUS 162 ou 185

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mise en scène Nicolas Giret-Famin / collaboration artistique Céline Dauvergne / avec François-Xavier Borrel, Nans Laborde-Jourdáa, Alice Pehlivanyan, Magali Song et Valentine Vittoz / scénographie Alix Boillot / création sonore Bertrand Wolff / lumières et régie générale Fabrice Bihet / régie son Flavien Querre / production déléguée Théâtre Romain Rolland – Scène conventionnée de Villejuif pour l’accompagnement des créations / coproduction Théâtre de Vanves — Scène conventionnée danse d’intérêt national Art et création, Les Théâtrales Charles Dullin / coréalisation Théâtre de la Reine Blanche – Scène des arts et des sciences (Paris) / soutiens ARCADI Île-de-France, Conseil départemental du Val-de-Marne, le Carreau du Temple, Fragment(s), un festival à Villeréal / crédits photos Pierre-Etienne Vilber

 
LE FILS de Marine Bachelot Nguyen

Une pharmacienne, issue de la petite bourgeoisie provinciale, est amenée à fréquenter des catholiques traditionalistes au discours radical. Elle est subjuguée par l’énergie de ces groupes extrémistes. Elle pense s’épanouir dans ce militantisme et milite auprès de ses fils dans l’espoir de les embrigader afin qu’ils partagent l’aventure la plus excitante de sa vie. La pharmacienne hurle qu’il “faut aux enfants un papa et une maman”. Elle dit aussi que, l’homosexualité, ça doit se soigner. Mais justement l’un des enfants résiste... Comment une femme, au départ ordinaire peut glisser, s’enliser jusqu’à ne plus voir qu’autour d’elle vacille tout un monde, et qu’un de ses ados est dans la tourmente ? Entre deux “prières de rue avec des veilleurs”, les vitupérations répétées contre les pédés, l’avortement et la banalisation des idées d’extrême droite, cette mère perd pied, sans en prendre conscience. À la fin, elle en paiera le prix fort. Une démonstration implacable.

 

Journée Les voix singulières

durée 1h10

dimanche 18 nov. 11h30
avec Pass Théâtrales 8 €

Espace Gérard Philipe – 01 71 33 53 35
26 rue Gérard Philipe 94120 – Fontenay-sous-Bois 
RER A OU RER E Val-de-Fontenay + BUS 118
MÉTRO 1 Château de Vincennes + BUS 118

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idée originale, mise en scène et scénographie David Gauchard / avec Emmanuelle Hiron / collaboration artistique Nicolas Petisoff / création lumière Christophe Rouffy / régie lumière Alice Gill-Kahn / création sonore Denis Malard / musique Olivier Mellano / enregistrement clavecin Bertrand Cuiller / voix Benjamin Grenat-Labonne / réalisation du décor Ateliers du Théâtre de l’Union / production L’unijambiste / coproduction Espace Malraux – Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Théâtre de l’Union – Centre dramatique national du Limousin / avec le soutien du Théâtre Expression 7 à Limoges, du Théâtre de Poche – Scène de territoire pour le théâtre Bretagne Romantique – Val d’Ille à Hédé-Bazougues, CCM Jean Gagnant à Limoges, L’Aire Libre à Saint-Jacques-de-la-Lande, le Fonds SACD Musique de Scène / crédits photos Thierry Laporte

 
LA VEDETTE DU QUARTIER de Riton Liebman

En 1964, Riton Liebman a 13 ans et il obtient le rôle principal dans Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier, avec Depardieu et Dewaere. Le jeune prépubère qui embrasse Carole Laure sur la bouche, c’est lui. Seul sur scène, le comédien raconte, entre confidences et humour, comment, fort de cette nouvelle notoriété, il a quitté l’école, le nid parental, et tenté sa chance pour devenir acteur à Paris. Dans la ville lumière des années 1980, il côtoie les stars, les boîtes de nuit, les restaurants à la mode. Mais progressivement, de petits films ratés en nanars insipides, il tombe dans l’oubli, s’ensevelit dans la drogue et la déprime.
Riton Liebman livre son parcours à travers les yeux de l’enfant qu’il a été, un enfant impressionné par les grands hôtels, par le luxe qui l’entoure, contradiction absolue avec les enseignements de gauche inculqués alors par ses parents.
Il conte l’histoire de la désillusion graduelle d’un rêve né trop tôt et trop vite qui se refuse à mourir, et qui, se prolongeant, parvient à abîmer toute une vie adulte.

 

Journée Les voix singulières

durée 1h15

dimanche 18 nov. 14h30
avec Pass Théâtrales 8 €
Espace Gérard Philipe – 01 71 33 53 35
26 rue Gérard Philipe 94120 – Fontenay-sous-Bois 
RER A OU RER E Val-de-Fontenay + BUS 118
MÉTRO 1 Château de Vincennes + BUS 118

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texte et interprétation Riton Liebman / collaboration artistique à la mise en scène Jean-Michel Van den Eeyden / assistantes
Yannick Duret et Aurélie Alessandroni / lumières Xavier Lauwers / scénographie Olivier Wiame / création sonore Vincent Cahay / collaboration vidéo Simon Delecosse / régie Arnaud Bogard, Samson Jauffret / production Théâtre de Poche, L’ANCRE (Charleroi) / crédits photos Yves Kerstius

 
L'AVENIR DURE LONGTEMPS d'après Louis Althusser

Une nuit de novembre 1980, le grand philosophe marxiste Louis Althusser, professeur à l’École normale supérieure de Paris, étrangle sa femme au cours d’une crise inendiguable de démence, alors qu’il était en permission dans le cadre d’une hospitalisation psychiatrique. La justice le considérera “non responsable” de son acte, du fait de sa folie, et aucun procès n’aura lieu. Pour lui, cette imputabilité déclarée est dramatique : elle le retranche de son statut d’époux et l’ampute de sa liberté morale essentielle à son identité de penseur. En 1985, le philosophe écrira L’avenir dure longtemps, une autobiographie qui sera publiée après sa mort, cinq ans plus tard, et qui révélera son besoin vital de retrouver son intégrité, d’affronter les conséquences de son acte et d’être enfin, comme n’importe quel homme, jugé. Porté avec force et subtilité par le comédien Angelo Bison, regard parfois intense, parfois douloureux, ce personnage chaotique tente, en rembobinant le fil de sa propre tragédie, à comprendre ce qui l’a conduit au meurtre de sa femme. C’est une traversée de la nuit, une remontée vers la lumière, une autopsie de l’esprit où claquent les portes obscures de l’inconscient, une quête de son âme humaine, trop humaine.

 

Journée Les voix singulières

durée 1h10

dimanche 18 nov. 17h30
avec Pass Théâtrales 8 €

Espace Gérard Philipe – 01 71 33 53 35
26 rue Gérard Philipe 94120 – Fontenay-sous-Bois 
RER A OU RER E Val-de-Fontenay + BUS 118
MÉTRO 1 Château de Vincennes + BUS 118

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d’après "L’Avenir dure longtemps" de Louis Althusser / adaptation et mise en scène Michel Bernard / avec Angelo Bison / scénographie Thomas Delord / création lumière et vidéo Marie Kasemierczak / musique Christian Coppin (The Social Sanity) / assistant mise en scène François Saussus / construction Benoît Francart / régie Lily Danhaive / production déléguée Le Poème 2 / récompense en Belgique Meilleur Seul en scène aux Prix de la Critique 2016 / L’Avenir dure longtemps – éditions Stock & Imec (1992) / Le texte du spectacle est édité par Unités / nomade / crédits photos Rudy Lamboray

 
JAZ de Koffi Kwahulé

La silhouette d’une femme se détache de l’obscurité d’une toilette publique. C’est Jaz, un corps puissant, black, sensuel. Jaz, c’est une fille seule qui vit dans une cité laissée à l’abandon. Malgré cette décrépitude, Jaz est un pilier pour son entourage, jusqu’au jour où l’un de ses voisins la viole. D’une voix chaude et vengeresse, pleine d’une violence à peine contenue, elle raconte sa rencontre avec cet homme qui a fait basculer sa vie et dont les mots refont brusquement surface. Victime et agresseur se confondent, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. La parole post-traumatique est ici vibrante. La structure versifiée proche de la rythmique du jazz, faite de contretemps et de syncopes, semble être la voix même de la psyché fissurée, le chant du cauchemar que l’on retraverse.
Accompagnée des quatre musiciens du Mister Jazz Band, la sublime chanteuse et comédienne Ludmilla Dabo fait corps avec cette femme brisée, qui exprime par le chant ce que la parole échoue à faire entendre. Poème musical adapté du texte éponyme de l’auteur ivoirien Koffi Kwahulé, Jaz est un spectacle hybride, à mi-chemin entre concert, théâtre et cinéma, qui rend justice à toutes ces femmes dont on oublie d’entendre le cri de révolte.

 

Journée Les voix singulières

durée 1h30

dimanche 18 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 8 €
Salle Jacques Brel – 01 71 33 53 35
164 boulevard Gallieni – 94120 Fontenay-sous-Bois 
RER A OU RER E Val-de-Fontenay + BUS 124
MÉTRO 1 Château de Vincennes + BUS 124

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mise en scène Alexandre Zeff / avec Ludmilla Dabo et le Mister Jazz Band / scénographie et création lumière Benjamin Gabrié / création sonore
Antoine Cadou et Gilles Normand / composition Franck Perrolle et Gilles Normand / arrangements Le Mister Jazz Band / costumes, HMC et régie
Claudia Dimier / chorégraphie Gabrielle Eychenne / avec le soutien du théâtre National de la Colline – Paris, Le CENTQUATRE – Paris, Le théâtre de la Cité Internationale, Paris / Le théâtre Paul Éluard – Choisy-le-Roi, Le Chêne – Centre de Création Alternatif de Villejuif, L’espace 1789 – Saint Ouen, Le théâtre de La Loge – Paris, L’ARCADI, La DRAC Île-de-France / crédits photos Sébastien Marchal

 
CHANGE ME d'après Ovide, Isaac de Benserade et la vie de Brandon Teena

C’est bien par aspiration personnelle et sans chercher l’approbation de sa mère que la jeune américaine Brandon Teena épouse les traits masculins d’un adolescent prénommé Axel, ritualisant quotidiennement dans la salle de bain sa transformation physique, privilégiant un accoutrement sportif et unisexe pour dissimuler ses formes naissantes et un mimétisme allant jusqu’à vouloir raser son visage. Poitrine bandée, Axel souffre dans son corps de femme qu’il dissimule à ses amis de fête et de beuverie. Lors d’une soirée arrosée à la vodka où déferlent les comportements gras, crus et violents de ses comparses-garçons, le jeune transgenre s’apprête dans une voiture à avoir son premier rapport sexuel avec sa copine Léna. Inévitablement, la dissimulation vole en éclat, et le drame qui en découle explose.
Développant un esprit dramaturgique ambitieux, dans l’alliance d’une parole singulière propre aux jeunes générations, la langue savante et poétique de Benserade, et la fable mythologique à travers Les Métamorphoses d’Ovide, cette tragédie jouée en flash-back ne se limite pas uniquement à une réflexion sur la question du genre, mais s’emploie à une puissante investigation sur l’identité native et son corollaire potentiel, la révolte métaphysique. S’inscrivant parfaitement dans les turbulences nécessaires que traversent en notre époque les hommes et les femmes, Change me explore le rapport amoureux, ses subterfuges et ses illusions, sa cruauté et l’irrésolution d’un impossible absolu.

 

durée 1h45

jeudi 22 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €

Théâtre Jacques Carat – 01 45 47 72 41
21 avenue Louis Georgeon – 94230 Cachan
RER B Arcueil-Cachan + 10 min. à pied
BUS V1, 162 et 187

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mise en scène Camille Bernon et Simon Bourgade / avec Camille Bernon, Pauline Bolcatto, Pauline Briand, Baptiste Chabauty et Mathieu Metral / dramaturgie Mathilde Hug (Université Paris 3) / scénographie Benjamin Gabrié / lumières Coralie Pacreau / son Vassili Bertrand / vidéo Raphaëlle Uriewicz / production Compagnie Mauvais Sang / production déléguée Théâtre Paris-Villette / avec le soutien d’Arcadi – Île-de-France, de la DRAC Île-de-France, du CENTQUATRE – Paris, du Jeune Théâtre National, du Théâtre de la Tempête, de la Ville de Paris, et de l’Adami / avec l’aide à l’écriture de l’association Beaumarchais-SACD / crédits photos Benjamin Porée

 
LES SECRETS D'UN GAINAGE EFFICACE création collective Les Filles de Simone

Les années 70’, ou maintenant, 2018. Une salle de réunion, des femmes et un sujet tabou : leur corps. Le groupe est l’espace où puiser une légitimité et une force pour porter cette parole en public. Elles y débattent de l’image de soi, de leur sexualité, et elles luttent contre les hontes, les tabous liés à l’image qu’elles se font ou qu’on a construite de leur corps. Soudain, le discours rebondit dans une capsule spatio-temporelle différente, surprenante : ce qui aurait pu être un rassemblement féministe des années 70’ se métamorphose en un congrès d’ecclésiastiques du Ve siècle où est décrétée que la Vierge Marie n’a jamais eu ses règles. Puis brutalement, la parole se déplace dans un conseil d’administration futuriste décidant d’instaurer le “congé menstruel” et le fondre dans la culture d’entreprise. Glissement d’époques et d’espaces qui permettent de mettre à jour ces corsets intériorisés et obsédants auxquels aucune n’échappe. On fait le point aussi sur les progrès réalisés en matière de libération féminine... ou encore leur cruelle absence. Pour leur seconde création, se fondant tout autant sur des témoignages intimes que sur des matériaux théoriques, Les Filles de Simone explorent entre tragique et comique ce terrain de luttes jamais éteintes qu’arpentent depuis des siècles les femmes, aussi bien dans leur sphère privée que dans le domaine où s’exerce leur vie sociale et politique.

 

durée 1h30

vendredi 23 et samedi 24 nov. à 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Centre Jean Vilar – 01 48 80 05 95
52 rue Pierre Marie Derrien – 94500 Champigny-sur-Marne 
RER A Joinville-le-Pont + BUS 106, 108, 110 ou 201

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texte Tiphaine Gentilleau et Les Filles de Simone / direction d’actrices Claire Fretel / avec Tiphaine Gentilleau, Cécile Guérin, Claire Méchin, Chloé Olivères et Géraldine Roguez / création lumières Mathieu Courtaillier / scénographie et costumes Sarah Dupont / production Les Filles de Simone / coproduction Ville de Champigny-sur-Marne, Espace Germinal – Fosses, Le Prisme — Centre de développement artistique de Saint-Quentin-en-Yvelines / partenaires Théâtre Paris-Villette, Théâtre Gérard Philipe de Champigny-sur-Marne, La Ferme du Buisson – Scène nationale de Marne-La-Vallée – Noisiel, Théâtre du Fil de l’eau – Pantin, L’Agora – Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, Les Théâtrales Charles Dullin, Théâtre du Rond-Point – Paris, Le Reflet – Vevey (Suisse), Théâtre de Jouy-le-Moutier, la Ferme de Bel Ebat – Guyancourt, MA Scène nationale – Pays de Montbéliard / avec l’aide à la création de la DRAC Île-de-France / crédits photos olegmit — iStockPhoto

 
HISTOIRE VRAIE D'UN PUNK CONVERTI À TRENET de Guillaume Barbot, Zoon Besse, Pierre-Marie Braye-Weppe

Biberonné aux histoires de son beau-père sur sa vie de punk et son groupe de musique “Double zéro”, Guillaume Barbot, le metteur en scène de ce spectacle aux allures de road-movie autobiographique, tombe des nues lorsqu’il découvre que ce grand rebelle a tout envoyé valser à vingt-deux ans pour chanter Charles Trenet. “Un punk devenu papillon ? Elle est où l’arnaque ?”.
Sur une scène plus musicale que théâtrale, se racontent donc, par la voie de l’intéressé dont l’allure tient plutôt de Gainsbourg que de Trenet, le vrai Zoon Besse et les péripéties de sa trahison musicale inattendue. Portés par une admiration mutuelle, beau-père et fils tout en fluidité, naviguent du récit pétri d’anecdotes aux extraits vidéo filmés à l’époque. Mais ce sont surtout les interprétations musicales de l’ancien punk qui font passer une émotion à haute tension : s’impose progressivement l’idée que c’est la soif de la beauté qui a poussé le chanteur à effectuer ce choix détonnant. Une radicalité qu’on retrouve chez les punks, ici à la fois conservée et détournée par l’exigence poétique. Ainsi, Histoire vraie d’un punk converti à Trénet témoigne d’une génération de passionnés en quête d’absolu, prête à s’engager corps et âme sur des chemins divergents.

 

durée 1h10

samedi 24 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 8 €
Centre Culturel Aragon-Triolet – 01 48 90 24 24
1 place Gaston Viens – 94310 Orly
RER C Orly-Ville + 10 min. à pied BUS 3 ou 183

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mise en scène Guillaume Barbot / avec Zoon Besse, Guillaume Barbot et Pierre-Marie Braye-Weppe / lumière Denis Koransky / régie Franck Lezervant / production Coup de Poker / soutiens SPEDIDAM, Les Studios de Virecourt, Théâtre La loge – Festival Brouillage / crédits photos Coup de Poker

 
WHITE DOG d’après Romain Gary

Au cœur d’une Amérique secouée par les tensions raciales, Romain Gary et sa femme recueillent un chien affectueux. Cependant, au contact des peaux noires, celui-ci se transforme en monstre de haine et d’agressivité : victime d’un dressage violent le poussant à attaquer les Afro-Américains, il met instinctivement au service de la bêtise humaine sa férocité animale. Romain Gary se refuse à répéter cette violence en euthanasiant la bête. Aussi, essaye-t-il de rééduquer ce chien conditionné par l’horreur meurtrière et la folie des hommes.
Dans cette adaptation du roman autobiographique Chien Blanc, la compagnie Les Anges au Plafond utilise les possibilités multiples de transformation du matériau “papier”, tout en conférant à ce dernier une dimension métaphorique. D’abord page de l’écrivain noircie dans l’urgence, celui-ci devient symbole de la ségrégation des blancs et de la chair transpercée. Utilisé également comme support, il s’agrège en marionnette pour donner vie aux personnages. Brice Berthoud, marionnettiste blanc, et Tadié Tuéné, marionnettiste noir, développent, sur fond de batterie jazz, l’histoire tragique de ce “chien blanc”, tout en mettant l’accent sur une question déchirante : peut-on vraiment désapprendre la haine ?

 

durée 1h20

mardi 27 nov. 19h et mercredi 28 nov. 20h45
avec Pass Théâtrales 10 €
Nouvel Espace Culturel Charentonneau – 01 58 73 43 03
107 avenue Gambetta – 94700 Maisons-Alfort 
MÉTRO 8 Maisons-Alfort stade + 7 min. à pied
BUS 107, 217 ou 372

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d’après le roman "Chien Blanc" de Romain Gary (Éditions Gallimard) / mise en scène Camille Trouvé / assistée de Jonas Coutancier / adaptation Brice Berthoud et Camille Trouvé / avec Brice Berthoud, Arnaud Biscay, Tadié Tuené et Yvan Bernardet (en alternance avec) Jonas Coutancier / dramaturgie Saskia Berthod / marionnettes Camille Trouvé, Amélie Madeline et Emmanuelle Lhermie / scénographie Brice Berthoud et Margot Chamberlin / musique Arnaud Biscay et Emmanuel Trouvé / création sonore Antoine Garry / création lumière Nicolas Lamatière / création image Marie Girardin et Jonas Coutancier / création costume Séverine Thiébault / mécanismes de scène Magali Rousseau / soutien précieux Morgane Jéhanin / construction du décor Les Ateliers de la MCB / compagnie Les Anges au Plafond / coproduction MCB° – Scène nationale de Bourges, Le Bateau Feu – Scène nationale de Dunkerque, La Maison des Arts du Léman – Scène conventionnée de Thonon-Evian-Publier, Le Tangram – Scène nationale Evreux Louviers, Culture Commune – Scène nationale du Bassin minier du Pas de Calais, le Théâtre 71 – Scène nationale de Malakoff / avec le soutien d’Arcadi Île-de-France, de la SPEDIDAM et de l’ADAMI / crédits photos Vincent Muteau

 
À 90 DEGRÉS de Frédérique Keddari-Devisme

Une bouteille, deux bouteilles, trois bouteilles... s’alignent le long du plateau et, avec elles, les étapes qui ont mené Marthe à sombrer dans la dépression et l’alcool. Vêtue d’un simple pyjama rayé, pieds nus, elle met à nu son attachement à un mari dont l’amour s’efface, son dégoût de la vie, son impuissance face à cette addiction qui la dévore. Marthe n’était pas une épave, avant : avec un vrai boulot, un vrai amour, une vraie famille. Longtemps elle a même sauvé les apparences. Mais, dans la spirale infernale, les soubresauts des espoirs transformés en désillusions rendent la chute d’autant plus rude. Dans une mise en scène très sobre de Frédérique Keddari-Devisme, Elizabeth Mazev campe avec puissance et pudeur le portrait d’une femme rompue par la vie, qui n’arrive plus à dissimuler son malheur dévorant dans une société où la dépression féminine est taboue. Cette interprétation subtile, teintée par l’humour du désespoir, parvient à révéler la part d’humanité de cette femme dont la vie se délite. Un seul-en-scène à la fois glaçant et captivant.

 

durée 1h10

mardi 27 et mercredi 28 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Centre des bords de Marne – 01 43 24 54 28
2 rue de la Prairie – 94170 Le Perreux-sur-Marne 
RER A Neuilly-Plaisance + 10min. à pied
BUS 114

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mise en scène Frédérique Keddari-Devisme / avec Elisabeth Mazev / lumières Joël Adam / production Les Déchargeurs - Le Pôle diffusion, en accord
avec la Cie Nuage-Citron
/ avec le soutien de l’Association des rencontres internationales artistiques (ARIA, Corse) et des Tréteaux de France – Centre dramatique national / crédits photos iFou pour le Pôle Media

 
EXTRAIT D'UNE RENCONTRE AVEC PIERRE PICA d’Émilie Rousset

Depuis trois ans, Émilie Rousset établit un dialogue avec le linguiste Pierre Pica, ancien élève et collaborateur de Noam Chomsky. Celui-ci mène un travail de longue haleine sur les Munduruku, un groupe indigène habitant la forêt amazonienne. En effet, Pierre Pica étudie leur langue et plus spécifiquement leur rapport aux nombres, puisqu’ils possèdent un système de comptage approximatif qui fascine le chercheur. Émilie Rousset en tire la matière d’une performance où les comédiens réinterprètent ces échanges tour à tour hilarants, érudits, troublants. Les questions de linguistique entrent en résonance avec la parole théâtrale. Le processus de la recherche scientifique se fond avec celui de l’écriture de la pièce. Le monde approximatif des Munduruku envahit le plateau du théâtre.

 

durée 45 min.

mercredi 28 nov. 20h
avec Pass Théâtrales 10 € (Pour les deux spectacles avec "De la morue")
Le POC – 01 58 73 29 18
Parvis des Arts – 94140 Alfortville 
RER D Maisons-Alfort/Alfortville + 7 min. à pied

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conception et mise en scène Émilie Rousset / avec Emmanuelle Lafon et Manuel Vallade / musique Christian Zanési / collaboration artistique Élise Simonet / lumière Florian Leduc / son Romain Vuillet / production John Corporation / avec le soutien de la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings / coproduction Le Phénix — Scène nationale (Valenciennes), Festival d’Automne à Paris / coréalisation Théâtre de la Cité internationale (Paris), Festival d’Automne à Paris pour les représentations au Théâtre de la Cité internationale (Paris) / avec le soutien de la DRAC Île-de-France et la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab / crédits photos Ph. Lebruman

 
DE LA MORUE – CARTOGRAPHIE N°6 de Frédéric Ferrer

Quel rapport entre une morue, une poêle à frire et un costume queue-de-pie ? En apparence aucun. Cependant, en accumulant les digressions particulièrement comiques, Frédéric Ferrer raconte la tragédie que représente aujourd’hui la disparition de ce poisson qui, pendant cinq siècles, a façonné les paysages et la vie des êtres humains. Cette précieuse morue peut-elle revenir ? C’est à cette question essentielle que Frédéric Ferrer, auteur, metteur en scène, et accessoirement agrégé de géographie, s’attache à répondre dans ce sixième spectacle-conférence d’une série qu’il a lui-même intitulée “L’atlas de l’anthropocène”.
En se fondant sur la méthode de la recherche scientifique, il va mener l’enquête à Terre-Neuve, région méconnue située dans l’atlantique nord. Épaulé sur le plateau par l’accessoire indispensable du conférencier moderne, le Power Point, il mène de main de maître cette conférence drôle et intelligente qui tient du génie de la vulgarisation scientifique. Malgré une désorganisation apparente, Fréderic Ferrer délivre un trésor d’informations, documentées et pertinentes, qui donnent à réfléchir sur la folie destructrice de l’Homme envers son environnement et sa capacité à pouvoir réparer ses erreurs.

 

durée 1h15

mercredi 28 nov. 20h
avec Pass Théâtrales 10 € (Pour les deux spectacles avec "Extrait d'une rencontre avec Pierre Pica")
Le POC – 01 58 73 29 18
Parvis des Arts – 94140 Alfortville 
RER D Maisons-Alfort/Alfortville + 7 min. à pied

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conception et interprétation Frédéric Ferrer / production Vertical Détour / coproduction Théâtre des Îlets – Centre dramatique national de Montluçon, Scène nationale d’Albi / partenaires Le Vaisseau – fabrique artistique au Centre de Réadaptation de Coubert, Derrière le Hublot - Projet artistique et culturel de territoire Grand-Figeac Occitanie / avec le soutien du Département de Seine-et-Marne / La Cie Vertical Détour est conventionnée par la Région Île-de-France et la DRAC Île-de-France – ministère de la Culture / crédits photos Mathilde Delahaye

 
INTRA MUROS d’Alexis Michalik

C’est à la suite d’un échange avec un groupe de détenus qu’Alexis Michalik écrit Intra Muros. Encore imprégné par les discussions et questionnements émanant de cette rencontre, il imagine les réponses, et ce qui aurait pu se passer derrière ces barreaux : c’est ici que la fiction vient supplanter la réalité. Richard, metteur en scène sur le retour, vient donner son premier cours de théâtre dans une prison pour détenus aux longues peines. Seuls deux répondent à l’appel : Kevin, un jeune chien fou, et Ange, la cinquantaine mutique. Il ne renonce pas pour autant et, secondé par une de ses anciennes actrices, accessoirement son ex-femme, et par une assistante sociale inexpérimentée, il invite les deux hommes à se raconter, à improviser...
Comme pour ses précédents spectacles, Alexis Michalik reste fidèle à un style d’histoires à tiroirs, faisant peu à peu sauter les verrous des secrets et des non-dits afin de livrer la vérité essentielle de chacun de ses personnages.
Joués par cinq comédiens aux multiples rôles dont les changements s’opèrent à vue, les récits s’enchaînent et s’imbriquent comme les pièces d’un même puzzle. Le texte au rythme cinématographique dévoile, au gré des allers-retours entre passé et présent, le parcours complexe de ces hommes, et la raison du faux-pas qui les a précipités entre ces quatre murs.

 

durée 1h40

mercredi 28 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 16 €
Théâtre de Saint-Maur – 01 48 89 99 10
20 rue de la Liberté – 94100 Saint-Maur 
RER A Parc de Saint-Maur + 8 min. à pied
BUS 317


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mise en scène Alexis Michalik / avec en alternance Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sohie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Chloé Lambert, Nicolas Martinez, Fayçal Safi et Joël Saffarano et le musicien Raphaël Charpentier / assistante mise en scène Marie-Camille Soyer / création lumière Arnaud Jung / scénographie Juliette Azzopardi / costumes Marion Rebmann / Musique Raphaël Charpentier / production La Pépinière et ACME / spectacle créé en collaboration avec le Théâtre 13 (Paris) / crédits photos Alejandro Guerrero

 
NAISSANCES de Gilles Granouillet

Une maternité, la nuit. Les portes des chambres d’hôpital s’ouvrent et dévoilent dans leur entrebâillement quelques bribes d’intimité de personnes attendant la naissance d’un enfant. Autour du berceau, la palette des émotions est large : entre joie et douleur, rire et larmes, les futurs parents expriment le bouleversement que représente la venue d’une nouvelle vie. Tout n’est pas rose : Raymonde, la mère quarantenaire, avoue sa lassitude face à l’enfantement de son quatrième bébé, une femme ukrainienne sans papier dit avec ses mots sa peur de l’expulsion.
Gilles Granouillet dévoile ces tranches de vie, inspirées de sa propre expérience de père à la maternité. Sur un plateau organisé en plusieurs espaces, les comédiens évoluent entre le hall d’entrée sur-plombé par Sophie la girafe et les différentes chambres, qui recèlent chacune leur lot de sentiments complexes et parfois contradictoires. Une pièce en pudeur et en retenue, articulant comédie et drame autour du sujet universel de l’orée de la vie.

 

 

durée 1h40

jeudi 29 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 12 €
Théâtre des 2 Rives – 01 46 76 67 00
107 rue de Paris – 94220 Charenton-le-Pont 
MÉTRO 8 Charenton-Ecoles + 3 min. à pied

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mise en scène Gilles Granouillet / avec Claudine Charreyre, François Font, Nathalie Rachel legros, Gilles Najean, Yann Métivier et Nathalie Ortéga / lumière et régie générale Jérôme Aubert / construction Bernard Lafay / scénographie et costumes Analyvia Lagarde / musique Sébastien Quencez / production Compagnie Travelling Théâtre / coproduction Espace Culturel Albert Camus – Le Chambon- Feugerolles, Théâtre du Parc – Andrézieux-Bouthéon / crédits photos Séghir Zouaoui

 
LE MANIEMENT DES LARMES de Nicolas Lambert

Dernier volet de la trilogie “Bleu-Blanc-Rouge : l’A-Démocratie”, Le Maniement des larmes dresse le portrait acide de la vente d’armement français, et ses liaisons dangereuses avec le financement de la vie politique.
Dans ce théâtre documentaire, Nicolas Lambert n’a pas hésité à explorer ces dossiers sensibles. Durant une année de recherche, il a rassemblé interviews, conférences de presse, procès-verbaux d’écoute téléphonique. Casque sur la tête, il relève des bribes de conversations, comme l’ont réellement fait des policiers chargés des enquêtes sur l’attentat de Karachi, les financements d’Édouard Balladur ou les financements libyens. Reprenant méticuleusement les mots exacts et les attitudes de la vingtaine de personnages qu’il incarne, il parvient, grâce à des talents d’imitateur, à faire rire le public, tout en mettant son théâtre populaire au service d’une dénonciation morale. Violoncellistes et contrebassistes l’accompagnent tour à tour au fil de cette pièce qui révèle les logiques de l’État à travers son commerce d’armes. Armes-larmes qui ne cessent de se négocier, qui multiplient les conflits régionaux et déstabilisent le monde, sans que ni les citoyens, ni leurs représentants n’en comprennent les enjeux.

 

durée 2h

vendredi 30 nov. 20h30
avec Pass Théâtrales 9 €
Espace Culturel André Malraux – 01 49 60 69 42
2 place Victor Hugo –​ 94270 Le Kremlin-Bicêtre 
MÉTRO 7 Kremlin-Bicêtre + 5 min. à pied
BUS 47, 131, 185 ou 323


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documentation, reportages, écriture, scénographie et mise en scène Nicolas Lambert / avec Nicolas Lambert (interprétation), Hélène Billard (violoncelle),
Éric Chalan (contrebasse) et Jean-Yves Lacombe (violoncelle) en alternance Frédéric Evrard ou Erwan Temple
/ création musicale Éric Chalan / instruments de musique Yves Descloux / voix additionnelles Nir Alazabi, Giv Anquetil, Antoine Chao et Patrick Haimzadeh / direction d’acteur Nathalie Brücher / dessins Otto T. / coproduction Compagnie Un Pas de Côté, Théâtre de Belleville / avec le soutien du Centre National des Écritures du Spectacle, de la Scène nationale de Mâcon, de la DRAC Île-de-France, d’ARCADI Île-de-France et de La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon / texte édité aux Éditions de l’Échappée / crédits photos Erwan Templ

 
CLOUÉE AU SOL de George Brant

Fière de sa combinaison et de son nouveau statut dans l’US Air Force, une jeune pilote raconte sa passion pour l’immensité limpide et bleue qu’est le ciel. Après une grossesse inattendue qui la fait littéralement descendre sur terre, elle est réaffectée dans une base, à l’intérieur d’une caravane climatisée, en plein désert du Nevada. Les yeux rivés sur l’écran de son ordinateur, la nouvelle maman commande désormais les oiseaux de métal à l’aide d’un joystick. Elle a le pouvoir de tuer des êtres humains, très loin. Par l’intermédiaire de drones meurtriers, la voici qui traque les terroristes dans le désert irakien. Qui est coupable, qui est victime, qui est innocent, qui est qui ? De cratères en béances, la déchirure s’agrandit. Petit à petit, elle glisse et se perd.
La violence, exercée à distance, froidement, est feutrée, irréelle. Mais la mort est bien à l’œuvre dans ces contrées lointaines et le souffle des bombes télécommandées revient toujours avec les spectres d’une humanité fracturée.
Debout, les pieds “cloués au sol” sur un petit carré immaculé, fragile dans sa combinaison de vol, Pauline Bayle se concentre sur son texte dense et saccadé, qui décline l’action au présent. La langue, le rythme et les battements du cœur de la comédienne suffisent à recréer tout un monde secret, à l’abri des regards, où se joue la tragédie de la déshumanisation.

 

 

durée 1h15

samedi 1er déc. 21h
avec Pass Théâtrales 11 €
Sud-Est Théâtre – 01 43 89 54 39
21 avenue Carnot – 94190 Villeneuve-Saint-Georges 
RER D Villeneuve-Saint-Georges + 5 min. à pied
BUS K, J1 ou J2

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traduction Dominique Hollier / mise en scène Gilles David (sociétaire de la Comédie-Française) / avec Pauline Bayle / scénographie Olivier Brichet / lumières Marie-Christine Soma / costume Bernadette Villard / son Julien Fezans / production Les Déchargeurs - Le Pôle diffusion / avec le soutien de l’association Rue du conservatoire (association des élèves et des anciens élèves du Conservatoire national supérieur d’Art dramatique) / L’auteur est représenté par Renauld & Richardson dans les pays francophones (info@paris-mcr.com) en accord avec The Gersh Agency, NY (États-Unis) / La traductrice est représentée par Renauld & Richardson pour le monde entier / Édition L’avant-scène théâtre — Collection des quatre-vents / crédits photos Marina Raurell

 
SOYEZ VOUS-MÊME de Côme de Bellescize

Soyez vous-même a pour cadre une entreprise qui produit et commercialise de la javel. Se font face une directrice des ressources humaines, sanglée dans son blouson noir et cachée derrière ses lunettes d’aveugle, et une jeune postulante au profil idéal qui déroule un discours appris par cœur. Très vite, l’enjeu professionnel disparaît au profit de questions existentielles, à la fois loufoques et angoissantes.
Tous les moyens – humiliation, menace, séduction, chantage et même roulette russe – sont bons pour tenter de briser la façade lisse de la candidate, la mettre à nu littéralement, et la contraindre à être elle-même.
Cette comédie acide brosse le tableau satyrique d’un monde où le marketing de sa propre image devient monnaie courante, tant dans la sphère privée au travers des réseaux sociaux que dans la vie professionnelle où l’on tend à devenir un produit que l’on vend. Humiliation, harcèlement, burn-out y sont pleinement à l’œuvre. Et dans la lumière bleutée de la maxime grecque “Connais-toi toi-même” qui illumine en fond de scène ce huis-clos hystérique et brutal, toute tentative réelle de se décliner à la première personne du singulier se fracasse contre l’ascendant d’un pouvoir hiérarchique absurde et inquiétant.

 

durée 1h15

dimanche 2 déc. 17h
avec Pass Théâtrales 4 €
Salle des fêtes de Gentilly – 01 41 24 27 10
Hôtel de ville, 14 place Henri Barbusse – 94250 Gentilly
RER B Gentilly + BUS 125 (ou 10 min. à pied)
TRAMWAY 3 Stade Charléty + BUS 125 (ou 10 min. à pied)
MÉTRO 4 Porte d’Orléans + BUS 125


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mise en scène Côme de Bellescize / avec Eléonore Joncquez et Fannie Outeiro / lumière Thomas Costerg / son Lucas Lelièvre / costumes Colombe Lauriot-Prévost / composition Yannick Paget / régie générale Arnaud Prauly / production Compagnie Théâtre du Fracas / coproduction Théâtre de Belleville et Le Théâtre de Rungis / avec le soutien de la Spedidam, du Théâtre de l’Ephémère – Le Mans et de la Ville du Mans / crédits photos Pauline Le Goff

 
JUSQU'ICI TOUT VA BIEN du Collectif Le Grand Cerf Bleu

Au coin du sapin, une famille se retrouve pour Noël. De la grand-mère à la petite dernière de vingt ans, en passant par le cousin qu’on ne voit pas souvent, tout le monde est là, dans une ambiance d’amour familial trop visible pour ne pas être forcé. Le temps de la fête, le consensus est de mise. Bannis, les propos de travers, les sujets qui fâchent... La famille se doit d’être heureuse et unie, quitte à esquiver le vrai dialogue.
Du côté du salon, les faux-semblants s’égrènent : chacun se juge en secret entre les sourires et les toasts au foie gras. Mais côté cuisine, c’est l’envers du décor : dans ce cadre plus intime, le vernis s’écaille pour laisser surgir les tensions sous-jacentes. Sous ces angles de vue successifs, l’histoire comique s’habille des couleurs du drame.
Dans ce jeu d’équilibriste entre règlement de compte et réconciliation, jusqu’où peut-on faire semblant pour éviter le conflit ? Comment chaque membre du groupe se fait définir et se définit lui-même un statut, un rôle ? Qu’est ce qui en l’autre nous effraie ? Comment la méfiance à l’égard de la différence se fonde-t-elle sur une opposition de valeurs ? Le collectif Le Grand Cerf Bleu érige cette famille en un terrain d’observation du vivre ensemble. Il est largement mis en difficulté ici, comme un échantillon de nos sociétés démocratiques

 

durée 2h10

mardi 4 déc. 20h
avec Pass Théâtrales 8 €
Théâtre Paul Éluard – 01 48 90 89 79
4 avenue de Villeneuve-Saint-Georges – 94600 Choisy-le-Roi
RER C Choisy-le-Roi + 5 min. à pied
BUS 182, 103 ou TVM

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une création du Collectif Le Grand Cerf Bleu : Laureline Le Bris-Cep, Gabriel Tur, Jean-Baptiste Tur / avec Serge Avédikian, Coco Felgeirolles, Adrien Guiraud, Laureline Le Bris-Cep, Martine Pascal, Juliette Prier, Gabriel Tur et Jean-Baptiste Turcréation lumière et régie générale Xavier Duthu / création Sonore Fabien Croguennec / scénographie Jean-Baptiste Née / regard extérieur Guillaume Laloux / régisseur plateau Valentin Paul / production Collectif Le Grand Cerf Bleu / coproduction Scène nationale d’Aubusson, Théâtre de Lorient - Centre dramatique national, La Manufacture - Centre dramatique national de Nancy Lorraine, Le CENTQUATRE-PARIS, Les 3T — Scène conventionnée de Châtellerault, Copilote, Antisthène et SortieOuest, Domaine de Bayssan - Béziers / avec l’aide à la création de la DRAC Occitanie et de la Région Occitanie / avec le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Fonds d’insertion professionnelle de L’Académie de l’Union - École Supérieure Professionnelle de Théâtre du Limousin, DRAC Nouvelle-Aquitaine et Région Nouvelle-Aquitaine, de l’Adami, et de la SPEDIDAM / crédits photos Simon Gosselin

 
SYLVIA de Fabrice Murgia

Poussé par la passion de la poésie et des destins brisés, Fabrice Murgia évoque le souvenir de la poétesse américaine Sylvia Plath, émigrée en Angleterre, tiraillée entre son besoin viscéral d’écrire et le désir de vivre pleinement sa vie de femme, d’épouse et de mère, selon les usages anciens de la société anglaise de l’époque. Écrasée par un mari lui-même écrivain, sans doute jaloux de son génie, oppressée par une structure sociale méprisant la liberté des femmes, Sylvia Plath glissera peu à peu dans la neurasthénie et finira par se donner la mort en 1963, à l’âge de trente ans. La Cloche de détresse, écrit peu de temps avant son suicide, relate cette inexorable descente aux enfers. Fabrice Murgia s’inspire de cet unique roman autobiogra-phique, pour dresser le portrait d’une femme des années 50’, féministe malgré elle, s’inscrivant dans le sillage d’autres grandes autrices de son temps, Virginia Woolf, Anne Sexton, Émilie Brontë. Il explore le décalage entre la vie réelle, presque quotidienne, de Sylvia Plath, décrite dans son journal intime, et la transposition fictive qu’elle en fait dans son œuvre. Il démultiplie la voix de la poétesse en un chœur de onze actrices soutenues par une partition musicale aux tonalités des sixties. Son spectacle transversal mêle l’opéra pop au théâtre, tout en ouvrant le champ au cinéma expérimental. En effet, une caméra active à la fois sur le plateau et hors scène met en abîme la représentation et brouille les frontières entre narration et réalité.

 

durée 1h30

jeudi 6 et vendredi 7 déc. 20h
avec Pass Théâtrales 12 €
Théâtre Jean Vilar – 01 55 53 10 60
1 place Jean Vilar – 94400 Vitry-sur-Seine 
RER C Vitry-sur-Seine + BUS 180
MÉTRO 7 Porte de Choisy + BUS 183
MÉTRO 7 Villejuif - Louis Aragon + BUS 180
MÉTRO 8 Liberté + BUS 180


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d’après Sylvia Plath / mise en scène Fabrice Murgia / avec Valérie Bauchau, Clara Bonnet, Solène Cizeron, Vanessa Compagnucci, Vinora Epp, Léone François, Magali Pinglaut, Ariane Rousseau et Scarlet Tummers / musique An Pierlé, Koen Gisen, Hendrik Lasure et Casper Van De Velde / direction photo Juliette Van Dormael et Pierre de Wurstemberger / assistante à la mise en scène Justine Lequette / création vidéo et lumière, direction technique Artara Giacinto Caponio / assistant création vidéo, régie vidéo Dimitri Petrovic / costumes Marie-Hélène Balau / scénographie Rudy Sabounghi / assistant scénographie Julien Soulier / décoratrice Aurélie Borremans / documentation et aide à la dramaturgie Cécile Michel / régie générale Hugues Girard / régie lumière Emily Brassier / régie son Bob Hermans / régie plateau Aurélie Perret / une création de la Cie ARTARA / coproduction le Théâtre National Wallonie-Bruxelles, le Théâtre de Namur, Central — La Louvière, MARS — Mons Arts de la Scène, la Fondation Mons2025 dans le cadre de la Biennale 2018-2019, Printemps des comédiens — Montpellier, Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Scène, La Comédie de Saint-Étienne— Centre dramatique national, Le Carreau — Scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan, Théâtres en Dracénie — Draguignan / La Coop asbl (en cours) / avec le soutien de Shelterprod, taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge, du DIESE # Rhône Alpes / crédits photos Robert G. Harris

 
JERUSALEM PLOMB DURCI Winter Family

Sur un plateau clair décoré de fanions bleus et blancs, Ruth Rosenthal dresse le portrait politique de son pays : Israël. La vision n’est pas tendre : elle évoque la propagande invisible qui altère la mémoire collective et enferme le pays dans une réclusion xénophobe.
Pour ce spectacle documentaire, elle a récolté images et sons provenant de célébrations mémorielles et nationales, afin de témoigner de la fuite en avant de la société israélienne. Une “dictature émotionnelle”, dont le spectacle dévoile et démonte les mécanismes...
En effet, les chants, les discours, les sirènes et les danses sont omniprésents de la naissance à la mort des individus qui, pris en otage, deviennent alors les acteurs d’une éblouissante et macabre hallucination collective et se projettent dans un tourbillon violent, triste et national. Le travail de la Winter Family épuise ces symboles, ces codes et ces autocélébrations. Seule sur une scène où se déverse un flot ininterrompu d’images et où l’on entend la litanie des résolutions de l’ONU, Ruth Rosenthal devient alors, lors de ce voyage sonore, textuel et visuel, la présence éclairante d’une histoire complexe.

 

durée 1h

jeudi 6 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Le POC – 01 58 73 29 18
Parvis des Arts – 94140 Alfortville 
RER D Maisons-Alfort/Alfortville + 7 min. à pied

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conception, enregistrements, mise en scène et scénographie Winter Family (Ruth Rosenthal et Xavier Klaine) / avec Ruth Rosenthal / diffusion sons et vidéos Xavier Klaine / création lumières et régie générale Julienne Rochereau / ingénieur du son Sébastien Tondo ou Frédérique Mare / voix additionnelles Yael Karavan et Jean-Baptiste Duchenne / collaboration artistique Yael Perlman / coproduction Winter Family, l’ESPAL du Mans / résidences de création à la Ferme du Buisson — Scène nationale de Marne-la-Vallée et à la Fonderie au Mans / Winter Family sont artistes associés au CENTQUATRE — établissement culturel de la Ville de Paris / le spectacle a reçu le Prix du Jury du meilleur spectacle, Festival Impatience 2011 (Odéon-Ateliers Berthier-104-Télérama) / crédits photos Shlomi Yosef

 
H2 - HEBRON de Winter Family

Secteur H2, Hébron, ville palestinienne la plus peuplée de Cisjordanie, rue Shuhada, autrefois artère principale et lieu du marché... Plus un bruit ne résonne : colonisé par l’armée israélienne, le secteur a été, selon la terminologie militaire, “stérilisé”, en d’autres termes vidé de ses habitants palestiniens suite à l’installation de quelques colons juifs hautement protégés.
Ruth Rosenthal, metteure en scène israélienne, s’est intéressée à cette rue fantôme et a recueilli les témoignages des habitants de cette zone sensible : colons israéliens, voisins palestiniens, jeunes soldats, guides pour touristes de guerre, observateurs internationaux... Autant de paroles racontant le quotidien, les craintes et les espérances de tous.
Sur scène, où règne une ambiance intimiste et suffocante, le jeu de la comédienne, volontairement monotone et monochrome, traduit l’état d’épuisement auquel conduit cette situation tenace et intenable qui cristallise tous les conflits dans ce territoire partagé.

 

durée 1h10

vendredi 7 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 10 €
Le POC – 01 58 73 29 18
Parvis des Arts – 94140 Alfortville 
RER D Maisons-Alfort/Alfortville + 7 min. à pied

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conception, mise en scène, scénographie Winter Family (Ruth Rosenthal et Xavier Klaine) / avec Ruth Rosenthal / modélisation et maquette Quentin Brichet / impression maquette made it – impression 3D / lumières et régie générale Julienne Rochereau / vidéo Olivier Perola / ingénieur son Sébastien Tondo / régie son Xavier Klaine / régie vidéo Jérôme Vernez / collaboration artistique Yael Perlman / production Winter Family / coproduction le Vooruit-Gand, le théâtre Nanterre-Amandiers — Centre dramatique national, la MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le TNB de Rennes, le Théâtre Vidy-Lausanne, le Centre culturel ABC de La Chaux-de-Fonds / avec l’aide à la création de la DRAC Île-de-France / crédits photos Robert G. Harris

 
GOING HOME de Vincent Hennebicq

Dans un parc, sous la neige, il y a un homme noir égaré, avec cinq mille euros à ses pieds. Le braquage a mal tourné, la police est venue l’arrêter. Tout le monde le regarde. Lui ne sait plus qui il est. L’histoire commence là, à Hambourg. C’est celle de “Michalak l’éthiopien”. Celle d’un jeune homme adopté par une famille autrichienne, embarqué dans un périple chaotique de Salzbourg à Addis Abeba.
S’inspirant de faits réels, le metteur en scène, Vincent Hennebicq, a été touché par la singularité de ce cas hors-norme, celui d’un jeune homme rencontré dans un tribunal alors qu’il venait y préparer un autre spectacle.
Alors que tout aurait pu l’y pousser, Hennebicq ne tombe pas dans le cliché ni dans le procédé éculé et prend le problème par l’autre bout : plutôt que de présenter avec complaisance un énième Africain rêvant à une vie meilleure au-delà de la Méditerranée, il traite d’une autre réalité. Entre racisme et violence, la vie au Nord n’est peut-être finalement pas si dorée que ça.
Arrivé en Éthiopie, Michalk découvrira peu à peu la beauté du pays, la chaleur de ses habitants dans un village reculé, préservé des artifices de la vie moderne. Il suffira d’un banal contrôle pour que le passé le rattrape et qu’il retrouve l’Europe, bien malgré lui.
Porté par l’acteur Dorcy Rugamba, Michalak n’est ni un conteur ni un poète. Il est entier, direct, sans fioritures. Et l’écriture de cette pièce est à hauteur d’homme, à son image : à la fois brute et dépouillée, musicale et authentique.

 

durée 1h

vendredi 7 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 6,5 €
Théâtre André Malraux – 01 41 80 69 69
102 avenue du Général de Gaulle – 94550 Chevilly-Larue
RER B La Croix de Berny + TVM
MÉTRO 7 Porte d’Italie + BUS 131


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mise en scène Vincent Hennebicq / avec Dorcy Rugamba / à la batterie et au piano Vincent Cahay (en alternance avec Maxime Van Eerdewegh ) / à la guitare et au violon François Sauveur (en alternance avec Gilles Geenen) / scénographie et lumière Fabrice Murgia et Giacinto Caponio / musique originale Vincent Cahay et François Sauveur / vidéo Olivier Boonjing / costumes Émilie Jonet / régie générale Romain Gueudré / régie son (en alternance) Cédric Otte et Sébastien Courtoy / régie lumière Jody de Neef / régie plateau Lucas Hamblenne / production Théâtre National Wallonie-Bruxelles / coproduction Festival de liège, KVS / avec le soutien de la Chaufferie Acte-1 / crédits photos Émilie Jonet

 
UN GRAND AMOUR de Nicole Malinconi

À la suite de la visite inopportune d’une journaliste, une femme d’âge mûr doit enfin regarder en face son époux charmant, bon père de famille, dissimulant un curriculum sombre et chargé durant les années de guerre. Franz Stangl, policier d’abord assigné au programme Aktion T4 consistant à éliminer les handicapés physiques ou mentaux déclarés incurables, puis rouage essentiel de la Shoah en tant qu’instigateur du camp de Sobibor et commandant de celui de Treblinka. Franz Stangl constitue l’exemple même de la fragmentation entre sphère privée et publique qui permet à un individu de continuer à mener une vie normale pleine d’amour et d’attention, alors qu’il se comporte avec la dernière brutalité à l’égard des détenus. Cette vieille dame a su sans le vouloir, a crié, pleuré, eu peur, mais elle a toujours eu foi en son mari, même quand les tribunaux lui criaient au visage qu’elle partageait sa vie avec un monstre. Elle, elle connaissait l’homme, pas le tortionnaire. Elle n’a pas souhaité connaître l’implication de son mari dans les camps de concentration nazis. Un geste inconscient dicté par son cœur pour sauver son couple, sa famille, sa stabilité mentale, pour se sauver, elle, du gouffre d’horreur des morts par milliers.
Sous un jeu de miroirs, parfois aveugle, parfois reflétant l’image des spectateurs, comme le mouvement d’une conscience hésitant entre la fuite et la lucidité, Janine Godinas incarne cette femme prise dans la tenaille de l’acceptation et du déni, repoussant les assauts d’une réalité imparable, frôlant les abîmes de la bêtise, se noyant dans une mer d’indifférence qui pourrait, au gré d’une actualité “surgissante”, nous aspirer tous.

 

durée 1h15

mardi 11 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 8 €
Espace Municipal Jean Vilar – 01 46 15 09 77
1 rue Paul Signac – 94110 Arcueil
RER B Arcueil-Cachan + 5 min. à pied
BUS 184


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mise en scène Jean-Claude Berutti / avec Janine Godinas / assistante à la mise en scène Suzanne Emond / scénographie Rudy Sabounghi / vidéo Florian Berutti / lumières David Debrinay / régie Sylvain Tardy / production Compagnie Jean-Claude Berutti et Le Rideau de Bruxelles / partenaires le Théâtre des Martyrs, le Théâtre de Roanne, le Château de Goutelas – CCR / La Compagnie Jean-Claude Berutti est conventionnée par la DRAC Auvergne Rhône-Alpes / crédits photos Lançon

 
J'AI RENCONTRÉ DIEU SUR FACEBOOK d'Ahmed Madani

Dans un petit appartement de banlieue, Salima, professeure de français au collège, vit seule avec sa fille Nina. Suite au décès de sa grand-mère et à la mort brutale de sa meilleure amie, la jeune adolescente sombre dans une profonde mélancolie et se réfugie sur les réseaux sociaux en quête de réconfort. Progressivement, un mur s’érige entre la mère et la fille, les disputes éclatant pour un oui pour un non. Nina dialogue alors sur Facebook avec Amar : elle est fascinée par ce personnage mystérieux qui l’invite à un voyage extraordinaire à ses côtés : une guerre qu’il mène au nom d’un idéal religieux, et qui va bouleverser l’équilibre personnel et familial de Nina. Sensible à la condition des jeunes habitant les quartiers populaires, l’auteur-metteur en scène, Ahmed Madani, déroule, sur un ton tragi-comique, un dialogue entre deux générations différentes : d’un côté, une mère, fille d’immigrés éloignée de l’islam traditionaliste, en face, sa fille piégée dans les faux-semblants et les mensonges.
À l’aide d’une théâtralité minimaliste privilégiant la sincérité de l’interprétation, J’ai rencontré Dieu sur Facebook s’attaque de front à la question de l’embrigadement des jeunes femmes dans le fanatisme religieux.
 

 

durée 1h20

mercredi 12, jeudi 13, vendredi 14, samedi 15 déc. 20h
avec Pass Théâtrales 10 €
Maison des Arts – 01 45 13 19 19
place Salvador Allende – 94000 Créteil
MÉTRO 8 Créteil-Préfecture + 5 min. à pied
NAVETTE RETOUR jusqu’à la place de la Bastille (dans la limite des places disponibles)

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mise en scène Ahmed Madani / avec Mounira Barbouch, Louise Legendre et Valentin Madani / création sonore Christophe Séchet / conseiller à la scénographie Raymond Sarti / création lumière et régie générale Damien Klein / vidéo Nicolas Clauss / costumes Pascale Barré / production Madani Compagnie / coproduction le Théâtre Brétigny - Scène conventionnée Résidence d’artistes, Fontenay-en-Scènes à Fontenay-sous-Bois, la Comédie de Picardie à Amiens, la Nacelle à Aubergenville, le Colombier à Magnanville / avec le soutien de la Maison des Arts de Créteil, la Maison des pratiques Artistiques Amateurs, la Ferme de Bel Ébat — Théâtre de Guyancourt, La Fondation E.C.A.R.T-Pomaret, le Conseil départemental de l’Essonne / Madani Compagnie est conventionnée par la Région Île-de-France et par le ministère de la Culture – DRAC Île-de-France et distinguée compagnie à rayonnement national et international depuis 2017 / texte à paraître chez Actes Sud-Papiers / crédits photos bymuratdeniz — iStockPhoto

 
MON AMOUR FOU de Roxane Kasperski et Elsa Granat

Si le théâtre peut avoir par définition un rôle cathartique, Mon amour fou en serait un bel exemple. Ce fut ici une nécessité absolue pour la comédienne, Roxane Kasperski, d’écrire ce texte et de le jouer. Comme un appel à la survie : à prendre conscience et à renaître... L’actrice raconte, avec violence et passion, son amour pour un homme intensément vivant, intensément fou. Huit années à côtoyer les abîmes de la bipolarité ! Elle décrit les crises, les successions d’état de grâce et les retombées inévitables en dépression profonde. Elle revient sur ses illusions, son envie de le sauver, car elle est une femme- libre-héroïne, à l’image de toutes celles auxquelles elle s’identifie, et dont les images hantent le plateau. À travers cette introspection traversée d’éclatants et de sombres flash-backs, elle essaye de comprendre ses choix, et d’amorcer le travail indispensable relatif à la cicatrisation de sa plaie béante.
Sous le regard précis de sa metteuse en scène, Elsa Granat, Roxane Kasperki dépeint avec puissance et pudeur une femme qui se débat dans les ruines d’un amour destructeur. Face à cette désillusion et cet affranchissement, le monologue tourbillonnant, qu’elle livre et dont elle se délivre, bouleverse et désoriente par tant d’amour et de désespoir conjugués.

 

durée 1h

vendredi 14 déc. 20h30
avec Pass Théâtrales 9 €
Grange dîmière Théâtre de Fresnes – 01 49 84 56 91
Ferme de Cottinville, 41 rue Maurice Ténine – 94260 Fresnes
RER B Croix de Berny + TVM
RER B Antony + BUS 286 ou 396
MÉTRO 4 Porte d’Orléans + BUS 187


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mise en scène Elsa Granat / avec Roxane Kasperski / production Tout un ciel / avec le soutien de la Loge, du Théâtre Studio d’Alfortville, d’Arthéphile, de l’ARCADI / crédits photos Sébastien Godefroy

 
ACTRICE de Pascal Rambert

Enveloppée dans la profusion de fleurs offertes par ses proches et ses admirateurs, une grande actrice moscovite se tient sur son lit de mort. Le cancer vient tragiquement la cueillir en pleine force de l’âge et au sommet de sa gloire. Commence alors, bouquet à la main, le défilé de son entourage : famille, enfants, mari, ex-amant, collègues de travail... Tous ressentent profondément et douloureusement la perte qui s’annonce.
Pascal Rambert, auteur et metteur en scène, scrute toutes les petites mesquineries, les infimes ressentiments enfouis qui ne demandent qu’à ressurgir, les gestes presque anodins de tendresse qui disent l’amour depuis longtemps consumé. Il questionne son rapport à l’art vivant, à la religion, à ses comédiens, aux mots avec lesquels il aime tant jouer.
Confrontant classique et contemporain, il signe une pièce âpre, fascinante, inspirée de La Mouette de Tchekhov. Sa mise en scène offre des moments tout aussi éblouissants que bouleversants. La confrontation entre les deux sœurs en est un des exemples les plus frappants, l’acmé de cette ode au théâtre. Car Rambert a aussi la faculté indéniable d’offrir à ses virtuoses interprètes féminines une partition qui vibre, résonne, fracasse et réconcilie. C’est là principalement la force de cette œuvre : le duo Marina Hands, royale, Audrey Bonnet, ensorcelante, irradie littéralement l’espace théâtral.

 

durée 1h50

dimanche 16 déc. 16h
avec Pass Théâtrales 10 €

Le Théâtre de Rungis – 01 45 60 79 00
1 place du Général de Gaulle – 94150 Rungis
TRAMWAY 7 Saarinen + 5 min. à pied
RER C Rungis-la-Fraternelle + 15 min. à pied


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mise en scène Pascal Rambert / avec Marina Hands, Audrey Bonnet, Ruth Nüesch, Emmanuel Cuchet, Jakob Öhrman, Elmer Bäck, Yuming Hey, Luc Bataïni, Jean Guizerix, Rasmus Slätis, Hélène Thil, Laetitia Somé, Lyna Khoudri, en alternance Anas Abidar, Nathan Aznar et Samuel Kircher / lumière Yves Godin / costumes Anaïs Romand / scénographie Pascal Rambert / assistante à la mise en scène Pauline Roussille / régie générale Alessandra Calabi / régie lumière Thierry Morin / régie plateau Camille Jamin / production déléguée Structure production et C.I.C.T. - Théâtre des Bouffes du Nord / coproduction Théâtre National de Strasbourg, TNB Théâtre National de Bretagne à Rennes, Célestins Théâtre de Lyon, le Phénix — Scène nationale Valenciennes pôle européen de création, Bonlieu — Scène nationale Annecy, Théâtre de Gennevilliers — Centre dramatique national, Le Parvis — Scène nationale Tarbes-Pyrénées, L’Apostrophe — Scène nationale Cergy-Pontoise & Val d’Oise / avec le soutien de l’Institut Français Berlin et de l’Institut Français de Finlande / Le texte d’Actrice est publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs / crédits photos Jean-Louis Fernandez

Le Pass Théâtrales donne accès à toute la programmation
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renseignements : par téléphone au 01 48 84 40 53 ou en téléchargeant pass.pdf

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